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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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PLANCHE XXII.

BOEUF primé; élevé et engraissé par George Baker, Esq., hEllimore-Hall (comté de Durham ) (1).

Si toute l’Irlande et les parties occidentales de l’Angleterre possèdent, delems immémorial, une race de bétail Longues-Cornes, dont le cuir épais et lepoil abondant protègent les animaux contre des pluies pénétrantes et répétées,les districts plus secs de l’est, qui aboutissent à la mer du Nord, étaient habités,autrefois, par des variétés de bestiaux qui ont la peau plus mince, le poilplus ras, et les cornes plus courtes. Dans les marais du Lincoln et autres paysd’alluvion voisins de la côte, le bétail était très-volumineux, d’une conformationgrossière; il avait ordinairement la peau de couleur brune (dingy), et les cornescourtes et obtuses. En remontant, à l’intérieur, au nord de la vallée de la Trent,,et, de là, traversant l’Ouse et les plaines centrales du Yorkshire , jusqu’à la rivièrede la Tees et au delà, le bétail présentait une conformation moins grossière etmoins massive, bien que sa taille fût encore très-considérable; il était de diverses

(I) Nous avons cru devoir remplacer les deux planches de l’ouvrage anglais qui se trouvent en tête dece chapitre, par les trois planches que nous donm ns ici, et dont nous sommes redevable à l’extrême obli-geance de M. le directeur de l’agriculture et des haras, qui a bien voulu nous prêter un excellent portraitdu taureau figuré planche XX, et à celle de notre collègue M. Sainte-Marie , qui nous a fourni les ta-bleaux reproduits planches XXI et XXII.

Cette dernière planche, que notre habile collaborateur, M. Eichens, a copiée avec la plus scrupu-leuse fidébté, nous a paru olfrir la représentation la plus exacte et la plus vraie du type Durham dans saplus grande perfection , sauf peut-être le volume un peu considérable de la tête. Les membres surtoutnous ont semblé d’une vérité de bonnes proportions qu’on ne trouve pas toujours, au même degré, dansles gravures anglaises les mieux faites.

Nous croyons connaître en Nivernais, chez l’habile M. Hervieux, un animal dont la perfection ne lecè le en rien à celle de la planche XXII, et qui nous confirme dans l’opinion de son exactitude.

Au veste, cette perfection, et l’ensemble des détails de conformation qui la const'tuenl, ne doivent pointêtre considérés comme exclusifs aux Durham ; ce sont les beautés et la perfection absolue chez l’espècebovine en général, et nul doute qu’on doive toujours et partout, quelle que soit la race qu’on élève, s’ef-forcer de lui communiquer une conformation analogue, par le choix intelligent des reproducteurs. C’estce motif, principalement, qui nous a décidé à donner le portrait de ce bel animal.

Comme exactitude de reproduction, et comme modèle de conformation, la vache de la planche XXIlaisse beaucoup plus à désirer. On peut affirmer que les vaches de Durham sont supérieures aux taureauxet aux bœufs, en général, et qu’aucune autre race au monde ne surpasse, ou peut-être même n’égale

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