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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE BOEUF.

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RACE COURTE S-COR NES.:

vaches de Hollande, et était devenu le plus renommé de toute l’Angleterre pourl’excellence de sa souche laitière; on trouve encore quelques vaches de la variétéHolderness, mais généralement elles ont été plus ou moins croisées avec le sangDurham, il en est résulté une amélioration de leur conformation, et une diminutionde leurs qualités laitières; néanmoins, les Holderness modernes occupent encorele premier rang entre les vaches laitières, et ce sont celles qui sont principalementemployées dans les grandes laiteries de Londres . La race Durham s’est égalementrépandue sur les bords de l’Humber, et a été fortement croisée avec le bétail duLincolnshire et des districts voisins. On trouve encore des animaux, dans les ma-rais, qui ont les formes grossières, lemuffle brun et la peau de couleur sombre, dela race primitive; mais, généralement parlant, le sang des Teeswater améliorés a étéplus ou moins introduit chez tout le bétail de cette partie de l’Angleterre. La races’est, en outre, étendue à l’ouest dans le Leicestershirc et la plupart des comtés ducentre, où elle est entretenue dans son état de pureté, ou croisée avec l’ancienne race,modifiant ou effaçant les caractères des Longues-Cornes. Elle s’est enracinée dans lescomtés de Lancaster, Westmoreland, et autres parties où la race Longues-Cornesétait le plus solidement établie, et on l’a conduite dans les comtés voisins du paysde Galles, où les races voisines desDevon étaient précédemment entretenues. Elle apassé dans les comtés plus secs, de terrains calcaires, quoiqu’en plus petit nombreque dans les comtés du centre et de l’ouest. On l’a transportée en Irlande , et dansun laps de tems incroyablement court, elle a effectué un grand changement dansle bétail des districts éleveurs. Lorsqu’on l’emploie à croiser les Longues-Cornes dupays, on trouve que les métis,de premier sang sont toujours bons; et ce résultat en-courage si naturellement les éleveurs à recourir à la race supérieure, que les tracesdes Longues-Cornes disparaissent très-rapidement. Cette race, si hautement appré-ciée chez nous, a été conduite sur le continent européen; aux Etats-Unis d’Améri-que , où elle est élevée avec un succès complet; et dans les admirables colonies an-glaises de la mer du Sud.

La multiplication, dans ce pays, d’une race que l’art a tant améliorée, peut êtreconsidérée comme un puissant moyen de perfectionnement pour celte branche d’in-dustrie agricole. La presque totalité du bétail d’Angleterre se compose d’un mé-lange de races qui n’ont aucune uniformité de caractères, et qui sont généralementdéfectueuses dans plusieurs parties importantes. La possession d’une race qui peuttoujours être employée à croiser ces bestiaux défectueux et mélangés est un grandmoyen d’amélioration, applicable aune classe d’aimaux exigeant, pour la plupart,qu’on leur communique une meilleure conformation et un plus grand degré d’uni-formité.

L’extension et la multiplication de la race pure, d’ailleurs , fait faire de grands