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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE MOUTON.

HISTORIQUE.

Les naturalistes ont recherché lorigine du mouton domestique dans différentesespèces du genre Ovis . Gelles quon suppose avoir donné naissance aux races natu-ralisées en Europe et en Asie sont les Argalis, ou moutons sauvages de lAsie , et lesMouflons du midi de lEurope ; tandis quon attribue lorigine des moutons dAfrique ,à des espèces voisines, propres à ce continent (4).

LArgali, ou mouton sauvage des montagnes de lAsie (2), possédant les carac-tères génériques de nos moutons domestiques, est un peu moins grand que le Cerf .H a des cornes énormes, qui ont à leur base plus de 0, m 3 de circonférence, et de 0, m 9à 4, m 2 de longueur (3) : ces cornes sont triangulaires et implantées sur le sommetde la tête, de manière à se toucher presque à leur racine; dirigées obliquement enhaut et en dehors, et se recourbant en arrière, en dehors et en bas vers leur pointe.Cet animal a une fourrure à poil ras, qui couvre une petite quantité dune lainedouce et blanche. La couleur extérieure de son pelage est brune, et devient lhiverdun gris roussâtre; il porte sur le dos une raie de couleur de peau de buffle, et unelarge tache de couleur semblable, mais un peu plus claire, sur le haut des hanches,autour de la queue (4). La femelle diffère du mâle par sa taille plus petite, ses cornes

(1) Lauteur écossais désigne le Mouflon (Ovis musimon de Parlas) sous le nom de Musmon; il asuivi en cela les traditions de Pline et des auteurs latins, qui le désignaient sous le nom de Musimon,que lui a conservé Pallas ; on lappelle encore Mufione de Sardaigne , Muffcli de Corse ; mais il est plusgénéralement connu chez nous sous le nom de Mouflon, et nous avons cru devoir préférer ce mot. R.

(2) Argali de Sibérie, Cuvier , Règne animal, 1.1, pag. 277. - Ovis ammon, Linné . Parlas ,

Spic.XI, t.Sciireb. CCLXXXV1II. R.

(3) «On dit quon trouve souvent sur le steppe, de ces cornes cassées dans les combats des mâles, dont» louverture auprès de la tête est assez grande pour que les petits renards de steppes se servent souvent» de ces cavités pour sy retirer. » (Gmelin , Voyage au Kamtchatka , traduction de Delisle.) R.

(4) Cette couleur se remarque encore sur le bout du museau, la face interne des pattes et au ventre,elle est un peu plus pâle. Gmelin , Cuvier , Daubenton.

Les naturalistes ont été fort embarrassés pour donner de cette couleur une idée précise. «Le long du dos,

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