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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE MOUTON.

RACE DES ILES SCIIETLAND ET ORCADES .

cultivateurs, qui égalent en savoir les plus habiles du royaume, et qui ont com-mencé à diriger leur attention vers les ressources de leur pays. Les efforts dhommessemblables pour améliorer les animaux domestiques de leurs terres, ne peuventmanquer dêtre couronnés de succès, et les bienfaits de leur exemple se répandrontgraduellement. La puissance de la vapeur a, en outre, été appelée à mettre ces îleséloignées en rapport avec les marchés du midi ; et maintenant au lieu de souffrir queles moutons deviennent la proie des aigles, des corbeaux et des mouettes, et pé-rissent de faim faute de soins, les nouveaux éleveurs ont les moyens dapporterdirectement leurs moutons superbes et exquis, sur les meilleurs marchés de con-sommation du royaume.

Cest une question dun grand intérêt économique pour ces îles , de savoir si lesraces existantes doivent être conservées, ou si de nouvelles devraient les rem-placer. Les intérêts particuliers conduiront vraisemblablement à ce dernier ex-pédient, ou, tout au moins, au croisement des races indigènes avec des racessupérieures qui donneront, à nen pas douter, un bénélice immédiat.

Il est vrai que, par ce système, la race Scandinave pure diminuera en nombre,et disparaîtra peu à peu complètement; mais on peut à peine regretter cetteperte, si une classe plus utile danimaux doit lui être substituée. Si lon dési-rait conserver lancienne race dans celles des îles qui la produisent encore , lat-tention des éleveurs devrait se porter sur une éducation plus rationnelle de leurstroupeaux, par une meilleure alimentation et des soins longs et persévérans dansle choix des mâles et des femelles. Sans lobservation attentive de toutes ces choses,la race actuelle des moutons de Schetland ne peut jamais être relevée de la dégé-nération dans laquelle elle est tombée pendant de longues années de mauvais trai-temens et de négligence.

On a tenté daméliorer cette race en la croisant avec des mérinos; mais, commeon aurait le prévoir, les produits de ce croisement furent incapables de résis-ter à la rigueur du climat et à la situation exposée du pays. Les moutons Gheviotont, au contraire, été employés avec avantage au croisement, et paraissent être larace qui convient le mieux à cet usage.

Les moutons à courte queue de lEurope septentrionale avaient aussi été amenésaux Hébrides , sans doute par les Norwégiens. Quelques animaux de cette race yexistent encore çà et, mais dispersés et en petit nombre, qui diminue de plusen plus chaque jour, leur taille étant trop petite, et lintérêt des éleveurs les por-tant à adopter partout des races dune valeur plus considérable.

On rencontre quelquefois encore, dans les îles de lÉcosse , des moutons à cornesmultiples ( polijcerale), qui proviennent sans doute de la race dIslande et du nordde lEurope ; ils sont généralement sans valeur et en très-petit nombre.