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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE MOUTON.

RACE CHEVIOT.

ginaire des collines Cheviot, elle a été cultivée avec grand soin par une classe dé-leveurs qui ne le cède à aucune autre du Royaume-Uni en intelligence et en habi-tude des expériences; or, de toutes les parties de la Grande-Bretagne, les éleveurspeuvent facilement recourir à ce pays pour maintenir leurs troupeaux dans unétat de pureté.

La laine de cette race pèse environ 3 livres 1/2 (1 kil. 305) par toison. Tout ré-cemment encore on lemployait à la fabrication des draps; mais depuis que lemploides laines mérinos de Saxe et dEspagne a reçu une grande extension, elle est plusrarement destinée à cet usage, et, préparée par le peigne au lieu dêtre cardée, ellesert à la fabrication détoffes plus grossières. Lattention des éleveurs ayant mêmeété dirigée principalement vers laptitude des animaux à lengraissement, la laine adiminué de finesse, tout en augmentant de longueur et de poids; ses qualités va-rient quelquefois avec la nature des pâturages, étant plus fine les graminées pluscourtes dominent, et plus grossière quand les herbages sont mauvais et couvertsde bruyères.

Le régime des Cheviot ressemble à celui des moutons de bruyères à tête noire,excepté que, comme ils habitent, pour.la plupart, une région moins élevée dansles montagnes, il est plus facile de leur fournir un supplément de nourriture pen-dant les intempéries de lhiver.

On les laisse courir sur les terres qui leur sont destinées, et leur nourriture arti-ficielle est seulement accessoire aux herbages naturels de la ferme ; on la leur donneprincipalement pendant la chute des neiges, et elle consiste soit en foin, soit engraminées cultivées, soit en trèfle partout celui-ci peut être obtenu, soit en pro-duits des marais et des prairies permanentes de la ferme. Quand on cultive des tur-neps, on leur en donne également dans la saison. De même que pour la race desbruyères à tête noire, léleveur de ces moutons nest pas nécessairement celui quiles nourrit jusquà ce quils soient livrés à la consommation ; il les élève jusquà uncertain âge, et les cède ensuite à ceux qui ont des fermes sur lesquelles ils peuventêtre amenés à la maturité requise. Cest lobjet dun commerce considérable et dunedivision très-convenable de léducation et des travaux entre les fermiers des con-trées hautes et basses du pays. Quelquefois, à la vérité, léleveur possédant des terresbasses et cultivées, ou par tout autre motif, peut combiner les pratiques de lédu-cation et de lengraissement; mais la destination principale des fermes élevées est laproduction, et non lencaissement des troupeaux ; et, bien que les deux spéculationspuissent être réunies, elles sont essentiellement distinctes. Souvent les troupeauxpassent aux mains de plusieurs nourrisseurs et engraisseurs, avant darriver à êtreprêts à livrer à la consommation. En général, les Cheviot sont engraissés plus jeunesque les moutons de bruyères à tête noire, en partie à cause de leur précocité natu-