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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE MOUTON.

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ANCIENNE RACE DU NORFOLK.

variétés, et une diminution correspondante dans le nombre des animaux de racepure. Ce mélange est devenu si fréquent, que la race Norfolk parfaitement pure estaujourd’hui devenue très-rare, et qu’elle pourrait bien disparaître complètement, siles éleveurs ne trouvent pas quelque raison particulière pour s’occuper davantagede sa conservation. Il est bon de remarquer que déjà le plus grand nombre des mou-tons que l’on vend sur les marchés de Londres aujourd’hui, sous le nom de Nor-folk, sont des croisemens à divers degrés, principalement avec les Southdown.

L’ancien mouton du Norfolk partage ainsi la destinée des diverses races des forêtset autres de cette contrée, auxquelles se sont substituées celles qui ont une valeursupérieure sous le rapport de leur aptitude à obtenir une maturité plus précoce desmuscles et de la graisse. Il est cependant permis de regretter qu’une race possédantd’excellentes qualités disparaisse ainsi au lieu de s’améliorer, et l’on ne peut révo-quer en doute la possibilité de cette amélioration, aussi bien pour l’ancien Norfolkque pour tout autre variété de moutons. Sans sacrifier la vigueur et la rusticitédes animaux, on aurait pu corriger la trop grande longueur de leurs membres,l’étroitesse et la maigreur de leur corps, et, avec ces modifications dans la confor-mation extérieure, leur caractère trop sauvage; résultats que l’on a constammentobtenus pour toutes les autres races ovines auxquelles les soins des éleveurs ont étéappliqués avec discernement. Malheureusement , peu d’éleveurs paraissent disposésà accorder à la race Norfolk les soins et l’attention appliqués à l’amélioration desautres races. A la vérité, tout récemment, ce sujet a occupé l’attention du petitnombre d’hommes qui possèdent encore des troupeaux non mélangés; mais, quoi-que ces cultivateurs soient maintenant plus encouragés que jamais à poursuivre untel résultat, il est présumable que, d’ici à peu de tems, cette ancienne race seracomplètement absorbée parcelles auxquelles les soins des éleveurs ont acquis uneplus grande valeur.

La race Southdown est celle qui a le plus empiété sur le domaine de l’ancien Nor-folk. Non-seulement cette admirable race s’est emparée des districts autrefois occu-pés par les Norfolk, mais encore elle a été fréquemment croisée avec eux, et l’expé-rience a prouvé la supériorité de ces croisemens, sous le rapport du poids non moinsque sous celui de la bonne conformation, sur ceux avec les Leicester. 11 était facilede prévoir ce résultat, avant même que l’expérience eût été faite; les Southdownétant une race à laine courte, originaire d’une contrée calcaire, ce qui est aussi lecaractère géologique du pays des Norfolk, ont, avec ces derniers, une plus grandeaffinité que les longues-laines, Leicester et Lincoln, et sont mieux appropriés, parconséquent, à se mélanger avec eux. Nous avons dit déjà, dans une autre partie decet ouvrage, que les moutons à longue-laine des plaines conviennent mieux pour uncroisement avec les races du pays de Galles, Dartmoor et Exmoor, que la race fine-