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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE MOUTON.

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RACE PENISTONE.

laine Southdown ; ce qui met dans tout son jour ce principe fondamentai de l’éduca-tion du bétail, dont on s’écarte trop souvent : qu’il faut accoupler ensemble des ani-maux qui possèdent une certaine communauté de caractères (1).

RACE PENISTONE

Nous devons encore indiquer, parmi les races voisines de celles des bruyères , quihabitent la contrée, celle nommée Penistone, dont les caractères sont très-remar-quables, et qui habite un district de formation houillère, sur les confins des comtésd’York, Lancastre et Derby. On la trouve dans les parties hautes de ce district, oùdomine un pâturage grossier, couvert de bruyères, occupant une surface d’environ26 milles de long sur 20 milles de large (48 kilomètres sur 32). Sur la pente des col-lines, l’ancienne race disparaît par les croisemens qui ont été pratiqués, récem-ment, avec les Leicester. Ces moutons ont été appelés Penistone, du nom d’unepetite ville située à quelques milles, au sud de Huddersfield, dans la partie occiden-tale du Yorkshire , et dans laquelle se fait le principal commerce de ces animaux,pour les salaisons.

Les Penistone ont une laine de moyenne longueur , soyeuse en apparence , maisrude et grossière , et pesant de quatre à cinq livres (1 kilog. 8 à 2 kil. 3) la toison.Us ont la face et les pattes blanches. Les béliers excèdent en taille les brebis et lesmoutons, beaucoup plus que cela n’a lieu ordinairement; particularité qu’on attri-bue à ce que les premiers sont élevés dansune contréeplus basse (2). Les béliers seuls

(1) Les lecteurs du Moniteur de la Propriété seront sans doute frappés de la similitude de ce passage

avec les idées que nous avons émises et soutenues dans ce journal, relativement aux croisemens des mou-tons, principalement depuis que la Société d’agriculture de Réthel nous a fait l’honneur de nous consulter,sur ce sujet, en décembre 1841. Nous ne faisons pas cette observation dans le but de nous prévaloir d’uneautorité si puissante et si parfaitement désintéressée, contre les personnes qui ont attaqué nos idées etpréconisé les New-Kent et les Dishley d’une manière qui nous paraît trop absolue; mais l’attention publi-que est éveillée de toutes parts, en France , sur cette question ; des essais sont entrepris ; il serait ruineuxet maladroit de ne pas profiter de l’expérience acquise chez nos voisins à ce sujet. On remarquera d’ail-leurs que l’arrondissement de Réthel était précisément de nature calcaire, et que la race que la Sociétévoulait améliorer était à laine-fine, puisqu’il s’agissait de mérinos ou de métis mérinos. R.

(2) Ce mode d’éducation isolée, des béliers destinés à procréer des animaux de boucherie, est l’une desdivisions du travail agricole les plus simples, les plus faciles et les plus utiles. Nous ne saurions trop insis-ter, auprès des cultivateurs français , sur les grands avantages et la cert'tude des résultats que présente la

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