RACE RYELÀND,
OU DES TERRES A SEIGLE.
PLANCHE XIV.
BELIER et BREBIS du troupeau de feu M. Tomkuss, de Kingspion
(comté de Hereford).
(Appartenant actuellement aux demoiselles Tomkins).
Dans toute la contrée qui s’étend à l’ouest de la Severn jusqu’aux montagnes dupays de Galles , il a existé de tout lems une petite race de moulons privée de cor-nes, et renommée pour la douceur et la finesse de sa laine. La partie de l’Angle-terre où cette race fut long-tems plus répandue et mieux appréciée, était le comtéde Hereford, qui appartient à la formation géologique du grès rouge de transition,ou vieux grès rouge du groupe carbonifère, séparant les montagnes du pays de Galles de la Severn ; mais elle s’est introduite dans les comtés de Monmouth , ausud; de Shrop, au nord; et dans ceux de Gloucester et de MVarwick, à l’est, où elleoccupe plusieurs pâturages, laudes et communaux. La variété élevée dans le comtéde Hereford était généralement appelée race Hereford; quelquefois elle était dési-gnée par le nom des localités où on la trouvait en plus grand nombre, ou dans saplus grande perfection; ainsi on l’appelait race Archenfiekl, race de Ross, du nomdu district sud-est du comté, s’étendant entre la forêt de Dean et les collines Mal-venu Mais, depuis long-tems, elle est plus généralement connue sous le nom derace Ryeland (1), à cause d’un pays sablonneux, autrefois destiné à la productiondu seigle, qui se trouve au sud do la Wye.
H n’existe aucun document historique sur l’origine étrangère de cette race, cequi ferait supposer qu’elle est indigène, ou naturalisée de lems immémorial dansle district qu’elle habite. On peut raisonnablement admettre que c’est une variétéde ces races ovines à laine douce, très-abondamment répandues, que l’on trou-vait, autrefois, depuis les îles et montagnes d’Écosse , jusqu’aux montagnes du pays
(l) Latéralement, Race des terres d seigle.
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