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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE MOUTON.

RACE RYELAND.

de Galles , et que possédaient déjà, probablement, les premiers habitans celtes de laGrande-Bretagne. La petite taille de ces animaux, leur sobriété, et la légèreté deleur toison, prouvent quils sont originaires de contrées peu fertiles,peut-être desdistricts forestiers, qui, tant quils restent couverts de bois, ne produisent jamaisque des herbes peu nutritives. 11 faut observer, dailleurs, que le comté de Hereford,aujourdhui si riche et si beau, était autrefois couvert de forêts entremêlées dim-menses communaux, qui restèrent long-tems incultes et stériles; en sorte quil se-rait imprudent de conclure, de létat actuel de ce pays, quil nétait pas convenable,jadis, à lentretien dune petite race de moutons. Dailleurs, la nature de la lainellyeland, réputée la première de toutes pour sa finesse, dut contribuer à la conser-vation de la race pure, avec presque tous ses caractères primitifs, long-tems encoreaprès que le comté de Hereford fut devenu assez fertile pour nourrir des animauxplus grands.

La laine de la race Rveland fut long-tems considérée comme la plus fine que pro-duisaient les Iles-Britanniques . Lancienne cité de Leominster étant le centre dupays elle se trouvait et le marché on la vendait, lui lit donner le nom de laineLemster, ou Pays Lemster. Drayton , qui écrivait sous le règne de Henri VIII , com-pare la laine des collines Cotswold avec les toisons plus légères du Lemster, etattribue à ces dernières une finesse supérieure. Camdex, en décrivant la ville deLeominster , «aussi appelée, dit-il, Léon Minster et Monastère du Lion, dun lionqui était apparu en songe à un religieux », dit : « Ce qui contribue le plus à la réputa-tion de cette ville, cest la laine produite sur le territoire qui lenvironne (nommépays de Lemster), à laquelle on nen peut comparer aucune de celles que produitlEurope continentale tout entière, excepté celles de la Capitaliste et de la terredOtranle. »

Jusquà une époque assez rapprochée de nous, on avait adopté, pour les moulonsde cette partie de lAngleterre, un mode de traitement qui avait pour but de conser-ver et daccroître la linesse de la laine. Les animaux étaient enfermés la nuit dansde grandes bergeries nommées cots ou cabanes, pouvant contenir de400 à 500 mou-tons. Cet usage fut probablement adopté, jadis, pour protéger les troupeaux contreles loups, qui étaient alors très-nombreux dans les forêts des comtés de louest; onlaura peut-être continué par habitude; mais lexpérience est venue démontrer quilétait très-favorable à la conservation et à lamélioration de la finesse de laine quidistinguait cette race. Les animaux, dans ces bergeries, étaient médiocrement nour-ris avec des pailles de pois et autres fourrages'secs; régime éminemment favorableà la production dune laine courte et line.

Les llyeland modernes, partout on les trouve encore, conservent la petite tailledelà souche dont ils proviennent. Leur forme est compacte, et leur viande juteuse;

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