LE MOUTON.
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lïACE RYELAND.
et de plusieurs autres, dortt le mélange avec les races des contrées plus fertiles, ouavec les races montagnardes du pays de Galles , a presque entièrement fait dispa-raître les caractères distinctifs originaires.
Ainsi, l’on peut dire qu’il n’existe plus dans les Iles-Britanniques de races demoulons à laine fine; leur ancienne valeur, résultant de leur appropriation à la fa-brication des draps du pays, s’est anéantie. Le commerce apporte maintenant unelaine plus recherchée par les fabricans de draps; et d’autres races indigènes four-nissent une matière première plus estimée, par la longueur et la force de ses fiia-mens, dans cette classe de manufactures où l’on emploie ce qu’on appelle la laine àpeigner. Ces moutons longue-laine sont également recherchés, comme donnant unprofit plus considérable à l’éleveur, lorsqu’il a une nourriture artificielle à sa dis-position; en sorte que la disparution des moutons à laine fine, des comtés occi-dentaux, résulte seulement de l’amélioration culturale de cette contrée, et deschangemens survenus dans les besoins du commerce et de l’industrie manufactu-rière.