LE MOUTON.
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ANCIENNE ItACE LINCOLN.
autres plantes fourragères. On trouve encore, dans le voisinage, comme pays à mou-lons Longue-laine, les districts du lias et de formation oolitique, comprenant lescomtés de Rutland, Norlhampton, Gloucester, partie de l’Oxford, etc., auxquels onpeut ajouter les parties basses du Pevonshire et les vallées des grandes rivières, dansdiverses parties du pays. La seconde localité des moutons Longue-laine comprendle banc d’alluvions marécageux, sur le littoral de l’est et les côtes de Kent. Confor-mément à cette division, les moutons Longue-laine peuvent être rangés eh deuxgroupes généraux : 1° ceux des plaines du centre, tels que les Teeswater, Leiccs-ter et autres variétés; et 2° ceux des contrées marécageuses et d’alluvion, représen-tés par les races Lincoln et Romney-Marsh.
De toutes les races que nous venons de mentionner, celles des contrées maréca-geuses et humides sont les plus distinctes et les plus remarquables dans leurs ca-ractères. La riche étendue de terres marécageuses qui s’étend au sud de l’Humber,à travers le Lincolnshire , dans le Norfolk, le Cambridge et le pays voisin, est unséjour de prédilection pour les races de moutons les plus grossières et les plus lour-des; aussi, la partie basse du Lincoln et les pays fertiles qui l’entourent, sont-ilshabités par l’une des races les plus remarquables qui se puissent voir, sous le rap-port de la taille, des formes grossières et massives, et de la longueur de la laine. Letype de celte race a été nommé l’Ancien Lincoln; mais il importe de ne pas le con-fondre avec la race, de lignage mélangé, qui habite maintenant la même contrée.
Les anciens moutons Lincoln, dont il n’existe plus que des restes maintenant,sont privés de cornes, d’une conformation grossière, à pattes larges ainsi que lessabots, à flanc creux et à côte plate. Leur laine longue et moelleuse tombe presquejusqu’à terre, et ils ont un large toupet sur le front. Leur toison pèse de 10 à 12 li-vres (4 k°5 à 5 k° 5), et souvent beaucoup plus, chez les béliers ou les moutonsgras. Us sont mauvais mangeurs, et consomment beaucoup de nourriture; mais ilssont estimés des bouchers, pour leur tendance à donner à l’intérieur beaucoup desuif. 11 y a environ soixante-dix ans, lorsque les New-Lcicester, ou Disldey de Ba-kexvell, acquirent de la réputation, les éleveurs du Lincoln recoururent à celtesouche, pour communiquer à la leur l’aptitude à l’engraissement précoce qui dis-tinguait la nouvelle race à un si haut degré. Ce système de croisemcns fut suivi jus-qu’à la lin du siècle dernier, et se continue encore de nos jours, de telle sorte qu’ilest presque impossible de trouver un troupeau dont le sang n’ait pas été mélangé.Cependant, la figure delà planche a été prise dans un troupeau qui a été maintenuparfaitement pur, depuis une période antérieure à celle pendant laquelle le sangDisldey a été introduit. Son digne propriétaire, au milieu de tous les changemensamenés avec le tems, a continué à maintenir la souche que ses ancêtres élevaient.Par l’éducation perpétuelle au moyen du même sang, ce troupeau particulier a sans