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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE MOUTON.

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ANCIENNE RACE LINCOLN.

marquable, des contrées marécageuses, fut expulsée par degrés, ou fortement mé-langée avec le sang de la nouvelle variété. Les éleveurs du Lincoln ont probablementsatisfait leur intérêt immédiat, en adoptant la souche améliorée de Bakewell , pourcommuniquer tout dun coup, à la leur, les qualités qui lui manquaient; mais il estcependant; permis dexprimer maintenant de vifs regrets, que la race indigène naitpas été améliorée, de préférence, par une application des principes de sélection, aulieu davoir vu détruire tous ses caractères distinctifs, par un croisement fait sansdiscernement. La laine de la véritable race Ancien Lincoln était toul -à-fail particii-

refusé de vous le montrer, sous prétexte quil n'était pas assorti ou quil se murait en mauvais état. AHorncastle, le jeudi 21 août, je vous ai prié de me laisser voir vos béliers près Saltfïeet. Vous ne mavezpas dit que vous ne le vouliez pas, mais seulement quils nélaient pas triés, et que, lorsquils le seraient,vous me verriez avec plaisir à Tothvvell. Je nai point été à Saltileet, mas dans les marais, près Skegness,et de, le samedi suivant, dans l'après-midi, à Wrangle; le lendemain, dimanche 24, à Freeston ,jai rencontré deux engraisseurs, avec lesquels je navais eu, jusqu'alors, aucune relation Ils se propo-saient daller à Skegness le lundi, et me demandèrent sils pourraient voir vos béliers. Je leur dis quàWrangle, jétais passé, on mavait assuré quils le pouvaient. Nous parûmes ensemble, et allâmes àlauberge de Wrangle., javais couché la veille; cest ce quil vous plaît dappeler mon «intro-duction furtive dans vos pâtures, le 24.» Nous demandâmes à un jeune homme si vous aviez quelquesbéliers : il nous répondit que vous en aviez. « sont-ils? Dans le clos près la maison. Pouvons-nous les voir ? Oui. Qui nous les montrera? Moi. » D je dus conclure quil les avait fréquem-ment montrés à dautres. Nous entrâmes alors dans le clos; il ouvrit la porte du pare, et nous laidâmes ày faire entrer les béliers, au nombre de quatorze environ. Je nai pas même examiné lage ni la race dechacun deux. De, nous nous rendîmes chez la personne qui soigne vos béliers, à deux kilomètres et demienviron plus près de Skegness, et nous lui demandcàmes si nous pouvions les voir; il nous refusa, disantquil avait reçu lordre, par une lettre de vous, de ne les montrer à personne. On lui demanda alors sil neles montrait pas auparavant II nous répondit quil les avait montrés. « Quand avez-vous donc reçu lordrede ne les plus mon'rrr ? Samedi dernier, pendant la nuit. » Si nous avions pu savoir cela auparavant,nous ne nous serions pas rendus coupables de ce que vous appelez «une conduite si blâmable.» Je mesuis fait depuis long-tems une règle de ne me mettre en faute avec le troupeau de personne. Pourquoi se-riez-vous si sévère pour le mien? Et, maintenant, je prends la liberté de vous prier dexppquer par quelmoyen, avec «des moulons sans taille, sans longueur, et sans laine,» comme vous le dites, j'ai euladresse de séduire tout le monde ; et de vous informer que je crois fermement avoir ici dix béliers sansaucun croisement de Durham ni daucune autre espèce, loués mille guinées de plus {25,489 fr.), pour lasaison prochaine, que le même nombre de la « véritable race Ancien Lîncolnshire, d'antique mémoire; »quelques-uns de ceux qui sont loués au prix le plus élevé iront dans les comtés de Lincoln et Noüingbnm ,chez des éleveurs qui emploent leDshley depuis plus de vingt ans, et dont quelques-uns ont offert, pomles saisons à venr, et pour dautres éleveurs, des prix plus élevés que ceux qu'ils ont payés jusqu à cojour. Il me parait certain que ces éleveurs doivent connaître la valeur de ce que * vous avez toujours consi-déré comme des animaux ne donnant aucun profit. » Sils ne trouvaient pas leur intéièt à en ag'r ainsi,persévéreraient-ils ? Il faudrait, en vérité, une adresse bien extraordinaire pour imposer ainsi mes mouton.-,contre lintérêt des éleveurs et une expérience aussi longue. »