LE MOUTON.
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ANCIENNE RACE LINCOLN.
marquable, des contrées marécageuses, fut expulsée par degrés, ou fortement mé-langée avec le sang de la nouvelle variété. Les éleveurs du Lincoln ont probablementsatisfait leur intérêt immédiat, en adoptant la souche améliorée de Bakewell , pourcommuniquer tout d’un coup, à la leur, les qualités qui lui manquaient; mais il estcependant; permis d’exprimer maintenant de vifs regrets, que la race indigène n’aitpas été améliorée, de préférence, par une application des principes de sélection, aulieu d’avoir vu détruire tous ses caractères distinctifs, par un croisement fait sansdiscernement. La laine de la véritable race Ancien Lincoln était toul -à-fail particii-
refusé de vous le montrer, sous prétexte qu’il n'était pas assorti ou qu’il se murait en mauvais état. AHorncastle, le jeudi 21 août, je vous ai prié de me laisser voir vos béliers près Saltfïeet. Vous ne m’avezpas dit que vous ne le vouliez pas, mais seulement qu’ils n’élaient pas triés, et que, lorsqu’ils le seraient,vous me verriez avec plaisir à Tothvvell. Je n’ai point été à Saltileet, ma’s dans les marais, près Skegness,et de là, le samedi suivant, dans l'après-midi, à Wrangle; le lendemain, dimanche 24, à Freeston , oùj’ai rencontré deux engraisseurs, avec lesquels je n’avais eu, jusqu'alors, aucune relation Ils se propo-saient d’aller à Skegness le lundi, et me demandèrent s’ils pourraient voir vos béliers. Je leur dis qu’àWrangle, où j’étais passé, on m’avait assuré qu’ils le pouvaient. Nous parûmes ensemble, et allâmes àl’auberge de Wrangle., où j’avais couché la veille; — c’est ce qu’il vous plaît d’appeler mon «intro-duction furtive dans vos pâtures, le 24.» Nous demandâmes à un jeune homme si vous aviez là quelquesbéliers : il nous répondit que vous en aviez. « Où sont-ils? — Dans le clos près la maison. — Pouvons-nous les voir ? — Oui. — Qui nous les montrera? — Moi. » D’où je dus conclure qu’il les avait fréquem-ment montrés à d’autres. Nous entrâmes alors dans le clos; il ouvrit la porte du pare, et nous l’aidâmes ày faire entrer les béliers, au nombre de quatorze environ. Je n’ai pas même examiné l’age ni la race dechacun d’eux. De là, nous nous rendîmes chez la personne qui soigne vos béliers, à deux kilomètres et demienviron plus près de Skegness, et nous lui demandcàmes si nous pouvions les voir; il nous refusa, disantqu’il avait reçu l’ordre, par une lettre de vous, de ne les montrer à personne. On lui demanda alors s’il neles montrait pas auparavant II nous répondit qu’il les avait montrés. « Quand avez-vous donc reçu l’ordrede ne les plus mon'rrr ? — Samedi dernier, pendant la nuit. » Si nous avions pu savoir cela auparavant,nous ne nous serions pas rendus coupables de ce que vous appelez «une conduite si blâmable.» Je mesuis fait depuis long-tems une règle de ne me mettre en faute avec le troupeau de personne. Pourquoi se-riez-vous si sévère pour le mien? Et, maintenant, je prends la liberté de vous prier d’exppquer par quelmoyen, avec «des moulons sans taille, sans longueur, et sans laine,» comme vous le dites, j'ai eul’adresse de séduire tout le monde ; et de vous informer que je crois fermement avoir ici dix béliers sansaucun croisement de Durham ni d’aucune autre espèce, loués mille guinées de plus {25,489 fr.), pour lasaison prochaine, que le même nombre de la « véritable race Ancien Lîncolnshire, d'antique mémoire; »quelques-uns de ceux qui sont loués au prix le plus élevé iront dans les comtés de Lincoln et Noüingbnm ,chez des éleveurs qui emplo’ent leD’shley depuis plus de vingt ans, et dont quelques-uns ont offert, pomles saisons à ven’r, et pour d’autres éleveurs, des prix plus élevés que ceux qu'ils ont payés jusqu à cojour. Il me parait certain que ces éleveurs doivent connaître la valeur de ce que * vous avez toujours consi-déré comme des animaux ne donnant aucun profit. » S’ils ne trouvaient pas leur intéièt à en ag'r ainsi,persévéreraient-ils ? Il faudrait, en vérité, une adresse bien extraordinaire pour imposer ainsi mes mouton.-,contre l’intérêt des éleveurs et une expérience aussi longue. »