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LE MOUTON.
ANCIENNES RACES LONGUE-LAINE DES DISTRICTS DU CENTRE.
loppées, et les membres longs et volumineux. Ils s’engraissaient difficilement, exi-geaient de riches pâturages et un supplément de nourriture en foin et en grains.C’était la race la plus féconde de toutes celles d’Angleterre; les femelles élevaientordinairement deux et fréquemment jusqu’à trois agneaux, et nulle autre brebis nedonnait plus de lait. Cette race grossière a tout-à-fait perdu, maintenant, sa con-formation originaire. La race New-Leicester s’est progressivement étendue, an nord,dans la vallée d’York , et avait même été introduite, antérieurement, dans le Nor-tlnunberland, par des éleveurs contemporains de Bakewell. Au milieu de ces cir-constances, l’ancienne race de laTees a fait place à la nouvelle race des comtés ducentre, soit qu’on lui ait substitué cette dernière, ou qu’on l’ait croisée avec elle.Dès le commencement du XIX e siècle, on ne trouvait déjà plus qu’un petit nombrede moutons de celte ancienne race, entre les mains seulement de quelques vieuxfermiers fortement attachés à leurs préjugés et à leurs habitudes. On ne trouveraitpeut-être plus aujourd’hui un exemple vivant de l’ancienne race Teeswater. Lesseules traces qui en subsistent sont la taille des animaux de quelques éleveurs, quiont continué à préférer une souche de grands moutons à la variété plus moderneadoptée par leurs confrères.
Au sud de ce pays, les Teeswater et leurs dérivés se confondaient graduellementavec les anciennes races du Leiceslershire et des comtés environnans. Ces dernièresvariétés étaient plus petites que les véritables Teeswater, mais d’une conformationégalement défectueuse. Us avaient la tète grosse, le cuir épais, et le corps long etgrêle; par suite de ces défauts de conformation extérieure, ils s’engraissaient diffi-cilement et avaient une maturité très-tardive. M. Marshall a décrit un bélier de lavariété Warwickshire comme ayant « une grande taille très-disproportionnée, desos lourds, des membres longs et gros, terminés par un large sabot, l’échine et lerein tranchans comme une hache, et la peau collée sur les côtes. » La laine de cesmoutons variait selon les localités, mais elle était généralement plus légère, pluscourte de mèche, et plus grêle de filamens que celle des Teeswater proprementdits. Toutes ces variétés de moutons ont si complètement disparu, qu’il serait im-possible d’en trouver un seul animal vivant. Leur place est occupée depuis long-tems par la charmante race que nous avons eu déjà fréquemment l’occasion deciter, et sur laquelle nous donnerons, dans la suite, une notice spéciale.
Dans les comtés de l’ouest, depuis celui de Stafford, au sud, jusqu’au golfede Solway, au nord, les variétés à laine longue étaient rares, et ne se trouvaientque dans un petit nombre de localités. Ces moutons étaient tous de l’espèce la plusgrossière, et plus légers de corps que ceux des comtés de l’est et du centre. Plu-sieurs de ces variétés ont été conservées presque jusqu’à nos jours dans les partiesriches du Weslmoreland et du Cumberland, et quelques-unes avaient traversé le
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