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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE MOUTON.

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ANCIENNES RACES LONGUE-LAINE DES DISTRICTS DU CENTRE.

Solwayel pénétré dans l’ouest de l’Ecosse . Elles ont aujourd hui complètement dis-paru, ou n’ont laissé que des traces confuses de leur ancienne existence dans lestroupeaux d’un petit nombre de cultivateurs peu soigneux. On ignore maintenantsi l’Écosse possédait originairement une race indigène de moulons Longue-Laine,mais des animaux de celle espèce furent introduits au commencement du siècledernier dans les comtés frontières du sud-est, et, vers l’époque de la guerre d Amé-rique , ils furent considérablement croisés avec les New-Leicester améliorés.

On trouve en Angleterre un autre district occupé par des moulons Longue-Laine,précisément à la limite des terres de lias et du calcaire oolitique, dans les comtés deDevon et de Somerset . Une variété de ces animaux habitait la partie méridionale duDevonshire , à l’ouest delà vallée de Boni ton, et une autre se trouvait, plus au nord,sur les bords de la rivière Parret, dans Je Somersetshire. La première de ces varié-tés, nommée Southam Nous, avait la face et les pattes brunes, lesmembies crochus etles côtes plates. Sa toison était à laine longue, de moyenne finesse, pesant de 9 à10 livres anglaises (4 kilog. à 4 kilog. 5), et les moulons pesaient, à 30 mois, de10 à 12 kilogrammes le quartier. L’autre variété s’appelait Bamplon Nous, d’unvillage de ce nom, sur les confins des comtés de Devon et de Someiset. Les animauxavaient la face blanche, portaient une très-lourde toison de laine longue, et pe-saient , à deux ans, de 13 kilog. à 15 kilog. 5 le quartier. Ces races ont ete tellementcroisées avec le New-Leicester, qu’on peut les considérer comme éteintes à 1 étatde pureté. Le premier croisement a produit immédiatement des animaux bien su-périeurs à ceux de l’ancienne race. Le défaut de ces moutons était leur conformationgrossière et l’épaisseur de leur peau, conséquemment leur inaptitude à 1 engiais-semenl; ces défauts ont été complètement corrigés chez les métis qui les ont rem-placés, bien que ceux-ci soient encore engraissés plus tardivement, dans le Devon-shire , que dans aucune autre partie de l’Angleterre. En somme, avec la souche desanciennes races, on a formé une variété très-précieuse d’animaux moins volumi-neux que les anciens Bampton , mais qui sont encore aujourd hui les plus gtandsmoutons du royaume. Ainsi", un métis, tué en 1835, avait atteint le poids pro-digieux de 30 kilog. 5 le quartier, et un autre, qui existait dernièiement dansles environs d’Exeter, pesait 195 kilogrammes, poids vif. Les eleveurs du Devon-shire attachent avec raison un grand prix à leur nouvelle race, et ne paraissentnullement disposés à réduire sa taille aux proportions voulues par les éleveuts duLeicester.

De l’autre côté de la mer d’Irlande , on trouve une contrée liès-iiche en moulonsLongue-Laine. L’Irlande , par la fertilité du sol, l’humidité du climat et la douceurdes hivers, convient parfaitement à l’élevage des moutons de grande branche, etces animaux paraissent avoir existé de tout tems, en grand nombre, dans cette con-

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