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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE MOUTO|N.

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RACE NEW-LEICESTER.

Au l'este, quelle que soit la diversité d’opinion que l’on puisse conserver sur le sys-tème d’élevage et les qualités à communiquer aux diverses variétés de moutons ac-tuellement comprises sous la dénomination commune de Leicesler, il n’est pas per-mis de mettre en doute les grands bénéfices réalisés par les éleveurs du pays, grâceà la formation et à la diffusion de la belle race de Bakewell. Sa supériorité sur tou-tes les anciennes races Longue-Laine , est attestée par la rapidité avec laquelle elleles a supplantées, et par l’accueil empressé qu’on lui a fait partout. En moins decinquante ans, depuis l’établissement de la réputation des Disbley, ils ont remplacétous les anciens moutons Longue-Laine du pays, ou ont été tellement croisés aveceux, qu’ils ont fait disparaître leurs caractères primitifs. Tandis qu’il en était ainsisur les gros moutons indigènes, une grande partie des petits moutons subissait desmodifications non moins importantes. Dans plusieurs localités , ces petits animauxont été croisés avec les Disbley, et dans d’autres on a substitué de gros moutons auxpetits dans une proportion telle, que des districts tout entiers, qui, vingt ans aupara-vant tout au plus, étaient entièrement peuplés de races à laine courte, n’en possèdentplus un seul troupeau maintenant. De toutes manières, la diffusion de cette race acertainement augmenté la valeur des troupeaux actuels du pays; elle a amené l’éle-vage d une meilleure race d’animaux dans les contrées précédemment livrées auxmoutons des dunes et des forêts, répandu dans les parties plus riches une souchemieux appropriéequeles anciennes à l’état général des cultures,et fourni les moyensde communiquer, aux variétés primitives de moutons Longue-Laine, une uniformitéde caractères éminemment favorable à leur amélioration ultérieure, en multipliantles animaux d’une race connue, qui peuvent être employés commereproducteurs.Elle a même contribué puissamment à l’amélioration de l’agriculture du pays, ennécessitant l’extension des cultures fourragères et des plantes herbacées indispen-sables pour l’alimentation d’animaux plus perfectionnés.

Diverses objections ont été faites, à plusieurs reprises, à l’extension de cette race;on lui reprochait l’infériorité supposée de sa taille, le peu de valeur de sa laine, safaible constitution et le peu de fécondité des femelles, comparativement à quelques-unes des variétés qu’elle remplaçait. L’inférioritédela taille de cette race a été géné-ralement exagérée, puisqu’elle donne le poids de viande proportionnel le plus consi-dérable, relativement au volume de son corps; mais lors même que ce poids seraitinsuffisant, ce défaut serait compensé par la précocité des animaux, qui surpassentde beaucoup, à cet égard, toutes les races antérieures aux New-Leicesler. Si la laine estmoins abondante ou inférieure, sous certains rapports, à celle de quelques variétésanciennes, il ne faut pas oublier que les plus estimées de ces variétés, les anciensLincoln et Teeswater, par exemple, n’ont jamais obtenu cette multiplication exces-sive qui a donné une importance publique si considérable à la race de Bakewell,