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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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ANCIENNE RACE ANGLAISE.

PLANCHE III.

TRUIE de lancienne race anglaise , des comtés du centre.

Les races indigènes à cette contrée peuyent être divisées en deux classes géné-rales : les unes, plus petites, ont les oreilles droites ou presque droites; les autres,plus grandes, ont les oreilles longues et pendantes; mais, entre ces types extrêmes,il y a tant dintermédiaires, quon ne sait quelquefois auquel des deux on doit lesrapporter.

Parmi les petites races à oreilles droites, les plus remarquables sont celles desHighlands et des îles dEcosse . Ces animaux sont très-petits, ordinairement dunbrun foncé, avec le dos arqué, et des soies grossières le long du cou et de lépinedorsale. Ils ont un peu laspect du sanglier, sans en avoir les habitudes. Ils sont très-rustiques, et admirablement appropriés à leur misérable condition. On les aban-donne ordinairement au pâturage, sans aucun abri, sur les coteaux et dans les lan-des et marais, déterrant les racines et broutant les algues sur les bords de la mer,ainsi que les crustacés et les poissons qui sont jetés sur le rivage. En rôdant sur lescoteaux, ils détruisent les œufs des pluviers, des perdrix et autres oiseaux, et dé-vorent même les agneaux nouveau-nés quand ils les trouvent sur leur chemin. Ilssont le fléau des champs cultivés, ils déterrent les pommes de terre et font din-croyables ravages dans les céréales de leurs insoucians propriétaires. Ordinairementils sont très-maigres, et leur viande, en cet état, est grossière et filandreuse; mais,lorsquils sont enfermés et nourris convenablement, ils engraissent plus vite queleur aspect bourru ne le ferait supposer. Quand ils se nourrissent principalementde poissons, leur chair acquiert une saveur huileuse et désagréable.

Le principal défaut des anciens cochons dAngleterre, cest la grossièreté de leursformes, et par conséquent limpossibilité darriver de bonne heure à la maturité desmuscles et du lard. Le croisement avec le sang asiatique a presque partout corrigéce défaut; mais, en même tems, il a diminué la taille des races indigènes, et peut-être la fécondité des femelles.

Cest une question aujourdhui de savoir sil est avantageux ou non de continuerà introduire en Angleterre des cochons asiatiques. On croit généralement que ce