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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE COCHON.

ANCIENNE RACE ANGLAISE.

croisement est porté maintenant assez loin clans lintérêt (les éleveurs et des con-sommateurs. Nous avons formé des races supérieures en taille aux races asiatiques,et dun engraissement aussi facile et aussi précoce; il est donc certain quen multi-pliant ces métis avec tout le soin désirable dans le choix des reproducteurs, nouspouvons en obtenir des produits parfaitement convenables, supérieurs aux cochonsdAsie par la taille, et aux races indigènes par leur aptitude à lengraissement.

La chair des cochons de lOrient est particulièrement tendre et délicate; maiselle convient plutôt sous ce rapport que pour en obtenir du lard. Les produits ducroisement possèdent cette délicatesse de viande de la race pure, et cest plus en-core la transmission de -e caractère que laptitude à lengraissement qui a si fortgénéralisé les croisemens'jde porcs siamois avec les races indigènes (1).

La classe des races qui ont le corps allongé et les oreilles larges et pendantes,est entretenue depuis long-tems dans les pays de plaines. Les animaux sont de dif-férentes couleurs; mais le plus grand nombre est blanc, ou blanc taché de noir. Ilsse nourrissent difficilement, sont très-grands mangeurs, et arrivent fort tard à lamaturité. Lorsquon ne les engraisse quà deux ou trois ans, ils peuvent acquérir unpoids énorme. Cependant, il en existe très-peu maintenant qui soient (le race par-faitement pure; on en trouve çà et quelques individus chez de vieux fermiers quine veulent rien changer à leur économie rurale, ou chez des éleveurs qui entre-tiennent les femelles dans le but (lélever des cochons plus grands. On en trouvenotamment en Irlande , récemment encore ils étaient assez communs, mais ilscèdent la place aux produits des croiscmens avec des races améliorées. On a égale-ment essayé de les croiser avec des sangliers, pour les rapprocher de leur formenaturelle, dont ils se sont beaucoup éloignés.

Partout lancienne race existe pure, elle présente les caractères remarquables

(1) On ne peut sempêcher de remarquer ici la grande différence que pénible donner le croisement parle cochon chinois, en Angleterre et en France . La fécondité des femelles diminue en Angleterre ; elle aug-mente notablement et certainement en France , comme notre expérience personnelle nous la démontré.La qualité de la viande en est améliorée en Angleterre; elle est, au contraire, détériorée en France . Il estvrai que peut-être les goûts différent assez, dans les deux pays, pour quon appelle améfioralion danslun ce quon considère comme une détérioration dans lautre. Toujours est-il que, chez nous, le croise-ment chinois donne moins de muscles et plus de graisse; le lard en est moins ferme et rnoms nettementséparé de la chair que dans les races indigènes, et les charcutiers des grandes villes aiment peu les métiset encore moins la race pure. La sobriété, la fécondité et la précocité sont chez nous les plus grands mé-rites des cochons chinois et de leurs mélis; mais on les considère comme plus avantageux pour la con-sommation des campagnes que pour la fabrication de la charcuterie fine. Cette dissidence est dautant plusremarquable dans les résultats du croisement, que la figure et la description données, par lauteur écossais,de lancienne race des cochons anglais , sappliquent incontestablement et complètcmi nt à lune d. s plusrépandues de nos races françaises. R.

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