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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

HISTORIQUE.

pour porter les voyageurs et les marchandises à travers les précipices des Andes ; ildéploie alors son courage, sa fidélité et sa sagacité. Il porte son cavalier sur le bordmême des abîmes, le pied trouve à peine un point dappui, et moindrefaux pas entraînerait à linstant sa perte; dautres ibis, il descend sur des pentes sirapides et si dangereuses quelles semblent impraticables. Le fidèle animal sarrêtelorsquil arrive au bord du précipice; il fait une pause, et ne se remet en marcheque lorsquil sest préparé pour le danger. 11 regarde le sentier devant lui, ramèneses pieds de derrière sous son corps, se glisse le long de labîme avec uneeffrayante rapidité, et suit les détours du sentier comme sil avait tracé dans sonesprit la route quil doit parcourir. Le cavalier alors doit sabandonner entière-ment à sa monture; car la moindre déviation de son corps romprait léquilibre etles précipiterait lun et lautre au fond du précipice.

Dans les Iles-Britanniques , les ânes sont en grand nombre; les classes pauvresen font principalement usage. Cet animal semble avoir été connu en Angleterre dèsle règne des rois anglo-saxons ; mais il y était assez rare. Du tems même dÉuzA-beth, on le regardait comme étranger au pays. Sous le règne de Jacques I er cepen-dant, il commença à devenir plus commun; aujourdhui, il joue un rôle impor-tant dans nos richesses économiques. Les ânes, toutefois, sont restés lapanage dupauvre; mais quelle que soit la classe qui les possède, ce sont des animaux fortutiles, dont on fait un grand usage, et qui mériteraient plus dattention quon neleur en accorde. Un grand nombre dânesses sont entretenues dans Londres et lesautres grandes villes; leur lait fournit un aliment agréable et salutaire auxmalades.

Quoique lâne ne supporte pas bien la température des hautes latitudes, son édu-cation pourrait être très-profitable dans des pays plus froids que le nôtre. Si lonsattachait à bien choisir les types reproducteurs, si les jeunes animaux étaient con-venablement nourris, de manière que leurs formes pussent se développer, si on lespréservait de linclémence des saisons, ainsi quon le fait pour le cheval, on arrive-rait à obtenir des ânes bien supérieurs en force et en qualité à ces animaux chétifsque lon rencontre sur nos grandes routes et dans les communes. Malheureusementlâne est surtout entre les mains de gens qui nont pas le moyen de se procurer debeaux étalons ou de suivre un plan bien arrêté; ce serait aux classes plus aiséesquil appartiendrait de réaliser cette amélioration, Nos relations commercialesavec lEspagne et le Levant nous mettraient à même, sans grands frais et de lamaniéré la plus facile, de perfectionner les races si défectueuses de notre pays.

Outre les services directs que lâne peut nous rendre comme bête de somme, ilpossède la faculté de multiplier une race danimaux supérieurs à lui-même en force,et qui légalent pour la sagacité, la patience et le courage. La mule est une bête