LE CHEVAL.
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HISTORIQUE.
d’années. Le fermier, à son tour, peut tirer un grand parti du service partiel de lamule aux travaux des champs; elle aurait certainement le pas aussi égal que celuides bêtes à cornes, et conviendrait ainsi à tous les travaux d’une exploitation.Comme animal de ferme, beaucoup de personnes ont reconnu l’avantage de nese servir que de la mule. Bien que soumise à tous les gros travaux, employée àdes services irréguliers, tantôt comme bête de trait, tantôt comme bête de selle,suivant que les circonstances l’exigent, la mule, de tous les animaux la plusmaltraitée, est encore celle qui se maintient en meilleur étal et qui coûte lemoins. Dans les cas assez rares où l’on a mis dans ce pays la mule à la charretteou à de lourds cabriolets, elle a supporté beaucoup mieux qu’aucun cheval lafatigue et l’absence de tous soins; encore faut-il observer qu’on n’a fait usage quede mules grossières qui n’avaient ni taille, ni force, et qui manquaient de sang.
L’âne d’Afrique , d’après ce qu’on a observé, semble différer, par certains carac-tères, de l’âne des déserts de l’Asie ; on ne sait pas au juste s’il existe sur ce conti-nent à l’état sauvage; mais aussi loin que les voyageurs ont pu pénétrer au nordde la ligne, ils l’ont trouvé réduit en servitude.
11 cède enfin la place à un autre animal de la même tribu, plus gracieux dans saforme, plus brillant de couleur, égal en rapidité à l’âne sauvage, et encore moinssoumis à l'influence de l’homme.
Le Zèbre, le Paard sauvage des colons du Cap, habite les montagnes de l’Alriqueméridionale qui s’étendent, dans l’intérieur, a des distances inconnues. 11 ressembleà l’âne par sa conformation générale; mais il est plus trapu, plus gracieux et mieuxproportionné; il a environ quatre pieds (l m ,2) de hauteur au garrot; ses membressont dessinés avec élégance. La couleur dominante de son pelage est blanche;mais sur son corps, sa tète et ses membres, s’étendent des bandes d’un beau noir oud’un brun foncé, tantôt rapprochées, tantôt écartées les unes des autres ; celles de lapartie supérieure du corps vont joindre l’épine dorsale; celles de la face prennentune teinte brune, rougeâtre près du nez; ses oreilles sont longues, mobiles et re-levées de deux bandes noires; sa queue est d’une couleur sombre et garnie de longspoils à l’extrémité; sa crinière est noire et épaisse; elle est rehaussée de bandesnoires et blanches. Ce vigoureux et bel animal habite les montagnes; mais il des-cend de tems en tems dans les plaines, et réjouit le désert par ses gracieux mouve-mens. Comme toute la famille équine, il vit en troupes et émigre par bandes. Il diffèrede l’âne en ce qu’il ne se résigne qu’avec peine au sacrifice de sa liberté. Toute-fois, ainsi que plusieurs autres animaux sauvages, il peut être réduit à un certainétat de domesticité, mais sans jamais perdre complètement son indocilité natu-relle. On est autorisé à penser que le zèbre n’est point fait pour les besoins ou
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