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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

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HISTORIQUE.

dannées. Le fermier, à son tour, peut tirer un grand parti du service partiel de lamule aux travaux des champs; elle aurait certainement le pas aussi égal que celuides bêtes à cornes, et conviendrait ainsi à tous les travaux dune exploitation.Comme animal de ferme, beaucoup de personnes ont reconnu lavantage de nese servir que de la mule. Bien que soumise à tous les gros travaux, employée àdes services irréguliers, tantôt comme bête de trait, tantôt comme bête de selle,suivant que les circonstances lexigent, la mule, de tous les animaux la plusmaltraitée, est encore celle qui se maintient en meilleur étal et qui coûte lemoins. Dans les cas assez rares lon a mis dans ce pays la mule à la charretteou à de lourds cabriolets, elle a supporté beaucoup mieux quaucun cheval lafatigue et labsence de tous soins; encore faut-il observer quon na fait usage quede mules grossières qui navaient ni taille, ni force, et qui manquaient de sang.

Lâne dAfrique , daprès ce quon a observé, semble différer, par certains carac-tères, de lâne des déserts de lAsie ; on ne sait pas au juste sil existe sur ce conti-nent à létat sauvage; mais aussi loin que les voyageurs ont pu pénétrer au nordde la ligne, ils lont trouvé réduit en servitude.

11 cède enfin la place à un autre animal de la même tribu, plus gracieux dans saforme, plus brillant de couleur, égal en rapidité à lâne sauvage, et encore moinssoumis à l'influence de lhomme.

Le Zèbre, le Paard sauvage des colons du Cap, habite les montagnes de lAlriqueméridionale qui sétendent, dans lintérieur, a des distances inconnues. 11 ressembleà lâne par sa conformation générale; mais il est plus trapu, plus gracieux et mieuxproportionné; il a environ quatre pieds (l m ,2) de hauteur au garrot; ses membressont dessinés avec élégance. La couleur dominante de son pelage est blanche;mais sur son corps, sa tète et ses membres, sétendent des bandes dun beau noir oudun brun foncé, tantôt rapprochées, tantôt écartées les unes des autres ; celles de lapartie supérieure du corps vont joindre lépine dorsale; celles de la face prennentune teinte brune, rougeâtre près du nez; ses oreilles sont longues, mobiles et re-levées de deux bandes noires; sa queue est dune couleur sombre et garnie de longspoils à lextrémité; sa crinière est noire et épaisse; elle est rehaussée de bandesnoires et blanches. Ce vigoureux et bel animal habite les montagnes; mais il des-cend de tems en tems dans les plaines, et réjouit le désert par ses gracieux mouve-mens. Comme toute la famille équine, il vit en troupes et émigre par bandes. Il diffèrede lâne en ce quil ne se résigne quavec peine au sacrifice de sa liberté. Toute-fois, ainsi que plusieurs autres animaux sauvages, il peut être réduit à un certainétat de domesticité, mais sans jamais perdre complètement son indocilité natu-relle. On est autorisé à penser que le zèbre nest point fait pour les besoins ou

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