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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

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HISTORIQUE.

tenue; il y était soumis à une complète domesticité; les auteurs sacrés et profanestémoignent de lemploi du cheval dans les premiers âges de lhumanité; les mer-veilleux monumens de celte terre primitive, qui comptent plus de trois mille ansde durée, attestent lantique asservissement de cet animal. Une foule de sculptures,aussi fraîches que si le ciseau venait de les produire, prouve que les chevaux étaientattelés aux chars des guerriers et des rois de cette contrée, et lhistoire nous apprendde quelles ressources ils étaient dans les combats. Bien que les Égyptiens fissent ungrand usage des chars dans les batailles, ils savaient aussi se servir de la cavalerie,et leurs monumens nous représentent des soldats à cheval. Toutefois, de même quedautres nations de la même époque, ils préféraient les chars, lesquels consistaienten un chariot large, ouvert par derrière, contenant le guide et le guerrier armédun dard ou pieu, et traîné par deux chevaux, ou plus, attelés de front. Les charsétaient en usage aussi, autrefois, chez les Grecs, les Perses, et chez dautres peu-ples de lAsie , ainsi que chez les nations celtiques de lEurope .

Cest par les historiens juifs que nous savons que le cheval était un des.animauxdomestiques de lÉgypte ; nous tenons aussi de même source que lés ancêtresdes Israélites navaient point de chevaux quand ils habitaient les plaines de laSyrie . Lorsqu Abraham envoya de Palestine en Mésopotamie , pour amener uneépouse à son fils Isaac, son fidèle serviteur se présenta ainsi devant Laban , frère deREbecca : « Je suis serviteur dABRAiiAM, le Seigneur a comblé mon maître debénédictions, et il est devenu grand; il lui a donné des brebis, des bœufs, de lai-,gent, de lor, des serviteurs et des servantes, des chameaux et des ânes. » U nestpas question du cheval; on nen parle pas davantage en faisant lénumération desrichesses dIsAAC.

Lorsque Jacob quitta la Mésopotamie pour retourner au pays de ses pères, il avaitîles bœufs et des moutons, des chèvres, des ânes et des chameaux, mais point dechevaux. Plus tard, les descendans de Jacob se multiplièrent dans cette partie delÉgypte qui sétend entre le Nil et la mer Rouge , d leur grand législateur lesconduisit au pays qui devait un jour leur appartenir. Pendant leur long séjour enÉgypte , ils conservèrent les mœurs de leurs ancêtres, en ce qui concerne le cheval.Dans la loi à laquelle ils devaient obéir, on parle de lâne comme dun animal dont lachair est impure, et pour blâmer le péché de convoitise dont on pourrait se rendrecoupable en désirant lâne de son voisin,et pour le laisser reposer le jour du sabal ;mais il nest nullement question du cheval comme faisant partie des biensdu peuple.On peut donc conclure de ce silence que les Hébreux ne possédaient point le chevalau tems de leur voyage dans le désert. Cette contrée aride, autrefois comme aujour-dhui, ne convenait pas pour élever des chevaux; jamais elle na pu êtreaussi biendéfendue par de la cavalerie que par de linfanterie; lhistoire prouve que les Juifs