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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CIIEVAL.

HISTORIQUE.

La planche ci-conlre représente exactement la forme du cheval dorigine arabe.Lanimal dont elle donne le portrait fut pris dans une attaque dirigée par une tribuarabe contre une partie de la famille royale de Perse , lorsquelle allait en pèlerinage.Le chef arabe qui commandait cette attaque fut tué; son cheval tomba au pouvoirdes Perses. Une rançon énorme pour une tribu si pauvre, fut offerte pour le rachatde ce noble animal, mais on la refusa; il fut amené en Angleterre par sir JohnMNeil. Il a quatorze palmes et demie {4 m ,47) de haut. 11 possède toute la grâceimaginable, et est si bien dressé à tous les exercices que les Arabes ont coutumedapprendre.à leurs chevaux quil peut galoper dans le cercle le plus étroit. Quandon la dessiné, il souffrait du froid de la température; comme on voulait légayerun peu, on essaya sur lui leffet de la musique : à peine les premiers sons eurent-ils frappé son oreille, que tout son être tressaillit; son cœur battait si fort, quonentendait presque ses pulsations, et il se trouva tellement excité, quil fallut à lins-tant même cesser cette épreuve. 11 semblait quon eût réveillé en lui quelque fibresensible; peut-être se souvenait-il, en ce moment, de son pays natal et des amisauxquels il avait été si durement enlevé.

Les chevaux dAngleterre périraient sils étaient soumis à la faible nourriture etaux fatigues que lon impose au cheval arabe. Les chevaux du désert supportent lafaim et la soif au delà de tout ce que peuvent endurer les autres races. Ils viventdes herbes assez rares que fournit le désert, et quand elles viennent à man-quer, ils se nourrissent dun peu dorge mêlée à de la paille hachée, dherbes fa-nées, de racines, de dattes, quand on peut sen procurer; et quand tout cela faitdéfaut, on a recours au lait de chameau. Us boivent à de longs intervalles et enmoyenne quantité. Us supportent la chaleur la plus accablante et accomplissentchaque jour, sans discontinuer, des voyages dune inconcevable longueur à traversles solitudes du désert. Le caractère de ces magnifiques chevaux nest pas moinsheureusement approprié à leur condition que leurs facultés physiques, lis sont gais,paliens et attachés à leurs maîtres. Ceci, toutefois, pourrait bien tenir auxmœurs des habitans, car on a vu beaucoup de ces animaux devenir indomptablesentre les mains des Européens. Mais lArabe soigne son cheval comme un compa-gnon ; il ne le frappe jamais; loin de, il le flatte de la voix et paraît ne le traiteravec rigueur que quand des circonstances impérieuses réclament toute son énergie.Dans le désert, la jument et le poulain habitent la tente qui abrite lArabe et safamille. Ce sont les amis et la joie des enl'ans, auxquels leur cou sert souvent doreil-ler; ces enfans tournent autour deux et les caressent sans quil arrive jamais dac-cidens. La jument acquiert ainsi une docilité et contracte pour son maître un atta-chement qui ne sefface jamais. Elle répond à sa voix et hennit quand elle entend sespas. Elle obéit au plus léger signal du cavalier sans quil soit nécessaire de la battre,

A)

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