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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

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HISTORIQUE.

<H, sur une simple parole, sarrête ou se lance au galop. Tel est lanimal si admi-rablement créé pour supporter les fatigues et la stérilité du désert. Ces charmanspetits chevaux se sont répandus dans tout lOrient; leurs produits conserventlong-tems les caractères quils ont acquis dans leurs solitudes originaires.

Les chevaux arabes se trouvent en plus grand nombre dans les contrées qui avoi-sinent la Syrie et lEuphrate , et cest réellement que lon élève les plus bellesraces; ainsi les chevaux désignés sous le nom darabes proviennent en réalité despays situés au-delà de lArabie. La plus grande partie de cette dernière contrée,consistant en déserts de sable et en rochers, na jamais pu convenir, dans aucunlems, pour lélève en grand de ces animaux; cest donc une erreur de supposerque ces régions stériles abondent en chevaux. Non-seulement elles sont trop in-fertiles pour les élever, mais le climat brûlant de la plus grande partie du payssemble éminemment contraire à leur développement et à leur santé. Les chevauxquon produit au sud des pays qui sétendent depuis la Mecque jusquau golfe Persique , sont rabougris et en si petit nombre, quil y a à peine une contrée habitée lon rencontre ces animaux en aussi petit nombre que dans les régions considé-rées par plusieurs personnes comme le foyer de la race arabe.

Lorsque les chefs unis des Wahabites attaquèrent Méhémet-Ali à Bysset en 1815,il ny avait que cinq cents chevaux dans toute leur armée, composée de vingt-cinqmille hommes ; et lorsquon trouve des chevaux dans les parties les plus fertiles delArabie méridionale, ils passent pour une rareté et sont entre les mains des princesou des grands personnages. « En affirmant que, dans toute létendue comprise entrelEuphrate et la Syrie , il ny a pas plus de cinquante mille chevaux, je suis sur-done pas me tromper, » dit le célèbre voyageur Burckiiardt dans une lettre àM. Sevvell. Le pays le plus riche en chevaux, dans cette partie de lOrient, sembleêtre la Mésopotamie . Les tribus des Kurdes et des Bédouins de cette région en pos-sèdent à elles seules plus que tous les Bédouins de lArabie : ce fait sexpliquepar la fertilité de leurs pâturages. Les meilleures contrées de lArabie sous ce rap-port ne sont pas seulement celles qui produisent le plus de chevaux, mais encorecelles qui fournissent la plus belle race. Les plus beaux Koheyls du Khomb se ren-contrent dans le Medgid, sur lEuphrate et dans les déserts de la Syrie , tandis quausud de lArabie , et notamment à Zamba, on ne voit de beaux produits quaulant quilsproviennent du nord. Dans le trajet de la Mecque à Médine , entre les montagneset la mer, cest-à-dire sur une étendue dau moins deux cent soixante milles(448kilomètres), je ne pense pas quon trouve deux cents chevaux ; la même proportionexiste le long de la mer Rouge , depuis Zamba jusquà Akaba . Il demeure donc évi-dent que lArabie est un pays extrêmement pauvre en chevaux, et que, commeon pouvait le prévoir par le raisonnement, les plus beaux animaux de cette espèce