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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

HISTORIQUE.

avec assez de vigueur pendant les mois d’été, mais qui sont, pendant le reste del’année, détruites par la rigueur du climat ou enfouies sous les neiges. Près desfrontières d’Europe , celle région incline un peu vers l’ouest et jouit d’une tempé-rature plus modérée; à l’est, au contraire, l’inclinaison est orientale et septentrio-nale, et le froid très-intense l’hiver. Dans la partie occidentale, qui est de beau-coup la plus petite, on trouve les nations.tartares que les anciens désignaient sousle nom de Scythes. Dans la partie orientale, de vastes contrées sont occupées parles Kalmuks et autres peuplades asiatiques de la même grande famille humaine.En tous tems ces régions ont été possédées par des peuples pasteurs et nomades,dont la richesse consistait en troupeaux de moutons, de bœufs et de chevaux, jus-qu’à la latitude extrême où ce dernier animal cesse de pouvoir vivre. On trouve, àla limite occidentale de cette région, une race de petite stature, mais bien mus-clée, vigoureuse et rapide. En avançant à l’est et au nord, la t'aille de ces che-vaux diminue progressivement, de telle sorte que, vers la limite orientale, ils de-viennent tout-à-fait nains et ont à peine plus de trois pieds de haut (0 ra ,9 environ).Quelques tribus en possèdent un grand nombre ; on en voit parfois des milliers en-semble, libres comme l’air qu’ils respirent, et que l’on conduit facilement, néan-moins, aux abreuvoirs ou dans les pâturages qui leur sont destinés. Ils sont l’objetde prédilection de ces peuples errans, qui se nourrissent de leur chair et de leurlait, et convertissent parfois ce dernier en un breuvage enivrant. Les vigoureuxpetits chevaux de la Tavtarie occidentale sont conduits en grand nombre dans laRussie d’Europe et de là en Pologne, en Hongrie , et dans les autres contrées duDanube , où ils sont fort estimés pour leur rusticité et leur activité. Les petites racesde la région orientale sont elles-mêmes répandues jusqu’au centre de l’empirechinois, dans les contrées qu’on appelle l’Inde au delà du Gange,et dans les grandesîles de l’Asie .

On peut raisonnablement supposer que l’indostan a tiré ses chevaux, aussi bienque sa population humaine, de l’Asie occidentale, et l’on peut également admettreque dans ces immenses et magnifiques régions le cheval a dû être soumis à la domes-ticité dès l’antiquité la plus reculée. Dans un pays si vaste et si varié, il existenécessairement un grand nombre de races dont les caractères ont été formés parla nature même des localités dans lesquelles elles ont été naturalisées. Mais à celtesource de variété se joint encore l’introduction de races étrangères, soit parles divers conquérans de la contrée, soit par l’intermédiaire du commerce outout autre. En général, on peut dire que l’Inde n’est pas un pays très-favorable àla production du cheval. Les plus agiles et les plus vigoureux se trouvent dans lesprovinces septentrionales, au voisinage de l’Indus; mais dans les parties pluschaudes du sud et de l’est, les chevaux manquent d’énergie et ne sont pas suffi-