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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

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HISTORIQUE.

somment étoffés. Les chevaux indiens sont généralement de petite race; ilsatteignent rarement quatorze palmes et demie de haut (environ l m ,47), et beau-coup restent au dessous de cette tailles. A la vérité, ils ont un certain éclat; maisils pêchent par les os du canon et ont souvent un mauvais tempérament. H y acependant un grand nombre de bons chevaux dans l’Inde , principalement d’ori-gine étrangère. 11 se fait un commerce continuel de ces animaux provenant de laPerse et du Caboul , et de grandes quantités sont importées de l’Arabie à Bombayet sur les autres parties de la côte, importations qui ont lieu pour les besoins desEuropéens et des riches indigènes. La compagnie des Indes-Orientales a long-temsemployé, de son côté, d’actifs moyens pour améliorer les races indigènes, àl’aide de haras dans lesquels elle avait placé de vigoureux étalons demi-sang tirésd’Angleterre. C’est ainsi que des chevaux supérieurs se sont introduits dans l’Inde ,et que les races du pays ont été protégées contre les chances de détérioration. Unerace abondamment répandue de petits poneys appelés Tattoos est fort estimée,chez le commun du peuple, pour sa rusticité et pour la facilité avec laquelle elles’entretient.

Les chevaux européens participent au mélange de races et de caractères deshabitans de cette partie du inonde. Au nord et à l’ouest de la grande chaîne duCaucase, dans le gigantesque empire de la Russie d’Europe , autrefois habité parles Sarmates et autres peuplades belliqueuses d’hommes pasteurs et soldats, leschevaux sont vigoureux, à membres musculeux, et capables de supporter un travailpénible et de grandes privations. On trouve les meilleures de ces races dans lescontrées voisines de la mer Noire , et spécialement dans l’Ekraine, pays riche etfertile entre le Don et le Dnieper . Ces contrées ont, à diverses époques, lancé desessaims d’émigrans et de conquérans vers l’ouest et le sud, conduisant avec euxleurs chevaux, principal instrument de leurs conquêtes. Ces chevaux dominentencore en Pologne, Moldavie, Hongrie et autres contrées du Danube , d’où ils ontpénétré en Prusse et dans les pays voisins de la Baltique .

La première des contrées européennes dans laquelle nous trouvons des témoi-gnages historiques de la domesticité du cheval, est cette terre glorieuse de l’an-cienne Grèce. Dès le XV e siècle avant l’ôre chrétienne , époque à laquelle vivaitMoïse , on a prétendu que les jeux olympiques furent établis en Élide; mais celleantiquité n’est point admise généralement, et c’est à une époque moins éloignéede nous (1) que l’Élide, dans l’opinion la plus répandue, devint le théâtre de cesluttes animées où la jeunesse belliqueuse de la Grèce se disputait avec tant d’ar-deur la couronne d’olivier que l’on décernait au vainqueur des courses de chars et

(I) 1249 ans avant J.-C.

R.