LE CHEVAL.
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HISTORIQUE.
au tour de laquelle tournaient les chevaux et les chars. La course sê composait ordi-nairement de sept tours, représentant une étendue de sept à huit milles (11 à 13kilomètres). Les cavaliers étaient généralement des esclaves ou des écuyers deprofession. Plusieurs chevaux étaient lancés ensemble, et les jockeys divisés enpartis qui se distinguaient aux couleurs qu’ils portaient. Les spectateurs s’intéres-saient au succès de ces luttes autant que s’il se fût agi de leurs propres chevaux,comme dans le turf moderne, et les contestations avaient un caractère beaucoupplus vif qu’elles ne l’ont aujourd’hui, habitués que nous sommes à cette sorted’exercice. Les chevaux employés dans.ces courses devaient nécessairement avoirbeaucoup de fonds, c’est-à-dire réunir la force à la vitesse. Les chevaux de l’Italie moderne présentent une grande diversité de caractères. Pendant les invasions desbarbares, les chevaux des steppes septentrionales doivent avoir été introduits engrand nombre. Au tems de la chevalerie et des lourdes armures du moyen âge, ilest supposable que les plus fortes espèces de chevaux durent être préférées, etquelques-unes de ces races subsistent encore en Italie. Les chevaux de Naples sontfort estimés pour leur vigueur et leur noblesse. Plusieurs de ces chevaux ont étéimportés en Angleterre autrefois, et ont contribué à former les races mélangées dece pays; mais les chevaux napolitains, aussi bien que les autres chevaux italiens,ont beaucoup perdu de leur valeur, par comparaison avec d’autres races étran-gères, et l’on en exporte très-peu maintenant.
De toutes les contrées de l’Europe, l’Espagne est celle où le cheval a été le plusmélangé avec le sang africain . Au commencement du VIII e siècle, les Maures etles Arabes de l’Afrique septentrionale envahirent le pays et y maintinrent long-leins leur domination. Pendant une période d’héroïques efforts, ils furent succes-sivement subjugués, et après un laps de tems de près de huit cents ans, ce qui enrestait, entièrement désarmé et occupé d’industries pacifiques, fut expulsé par desédits d’une ignorance et d’une cruauté sans pareilles. Pendant cette longue pé-riode, les chevaux d’Afrique furent introduits en grand nombre, et contribuèrentpuissamment à modifier les caractères des races indigènes. Ce mélange de sang eutprincipalement lieu dans l’Andalousie, la Grenade et les autres royaumes du Sud,où se forma la haquenée dite Genêt d’Espagne , que l’on trouve encore avec ses carac-tères primitifs. Ces élégans petits chevaux étaient fort estimés dans toute l’Europe .Ils sont plus courageux que les Barbes, et ils ont beaucoup de leur grâce et de lasouplesse de leurs mouvemens. Ils sont jolis, pétulans, et capables de faire de longset rapides voyages. On les employait comme palefrois, ou chevaux de parade, aumoyen âge, et l’on en introduisit un grand nombre en Angleterre, où ils furentmélangés avec les races indigènes.
La France a produit pendant long-tems un grand nombre de chevaux pour la
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