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LE CHEVAL.
HISTORIQUE.
des combats d’athlètes. Ces jeux se multiplièrent, et se célébraient encore alors quela Grèce ne conservait plus qu’un vain souvenir de sa gloire et de sa liberté. Lesraces propres au char furent les premières et les plus estimées d’abord; mais, versla quinzième olympiade, on y ajouta le cheval de course, et les sculptures monu-mentales qui nous ont été conservées montrent le cheval grec tel qu’il était capa-raçonné pour l’un et l’autre de ces usages. L’hippodrome où se faisaient les coursesà cheval et en char était étroit et présentait de nombreuses sinuosités, afin de rendreplus nécessaires tout le courage et toute l’habileté des cavaliers et des conduc-teurs de chars. Les cavaliers ne se servaient ni de selle ni d’étriers, ce qui ajoutaitaux difficultés de la lutte, et les chevaux, comme tous ceux des anciens, n’étaientpas ferrés. Les Grecs tiraient leurs meilleurs chevaux de l’Àsie-Mineure; mais lesraces du pays étaient alors, comme aujourd’hui, de sang mélangé, en partie déri-vées des contrées au sud du Caucase, et en partie de la Thrace et des contréesdanubiennes. Les statues de chevaux grecs que nous possédons présentent beau-coup de ce qu’on peut appeler le type caucasique, mélangé, toutefois, avec l’aspectplus rustique des chevaux du Nord. Les modernes habitans de ces mêmes contréesont également des chevaux d’origine mélangée. Les plus beaux chevaux turcs sonttirés des provinces asiatiques; les plus estimés pour la selle proviennent des désertsde la Syrie et de l’Arabie , et les plus robustes, comme les plus énergiques et lesplus employés, de la Servie, de la Bosnie et des autres provinces septentrionales.
En Italie , le cheval fut dompté à une époque très-reculée. Nous n’avons aucuneconnaissance des caractères distinctifs de celui que possédaient les premièresnations italiennes; mais les ligures que nous en ont laissées les époques ulté-rieures nous portent à croire que les Romains élevaient des chevaux trapus etchargés de muscles plutôt que ceux d’une conformation légère et élégante. Pendantla mollesse et la décadence de l’empire, les chevaux furent nécessairement tirés dedivers pays, et l’on vit s’établir des races de sang mélangé. Parmi les races in-digènes, les chevaux loscans et étrusqpes étaient les plus estimés; parmi lesraces étrangères, on prisait beaucoup les chevaux espagnols et siciliens; mais plustard on introduisit ceux de Barbarie , afin de donner plus de légèreté aux chevauxemployés dans les jeux du cirque. Ces jeux, établis dès les premiers tems de lafondation de Rome , comprenaient des courses de chevaux et de chars. Le grandcirque, construit par Tarquin l’Ancien , était une enceinte oblongue dont la lon-gueur était d’environ sept cents mètres, avec des rangées de sièges disposés enamphithéâtre tout autour, pouvant contenir 250,000 personnes, au dire de Pline ,et 380,000 s’il faut en croire le témoignage d’historiens modernes. Au centre decette enceinte, il y avait un mur circulaire peu élevé, à l’extrémité duquel se trou-vait une colonne pyramidale reposant sur un piédestal, et appelée Meta ou but,