LE CHEVAL.
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HISTORIQUE.
suppose posséder les qualités qui manquent aux chevaux français , et notammentl’énergie et la finesse des os. ..
De tout tems, on a élevé en Allemagne de nombreux troupeaux de chevaux.Les chevaux allemands d’origine varient avec la fécondité des provinces qui lesproduisent; et comme généralement ce pays est fertile en herbes et en grains,les chevaux y sont doués d’une grande force; mais ils manquent de vitesse etd’agilité. Ils conviennent parfaitement pour la grosse cavalerie, qui a fait la répu-tation des Allemands dans les guerres modernes. Pendant le moyen âge, leursgrands chevaux étaient particulièrement élevés pour les chevaliers et les cavalierslourdement armés de cette époque. On a toutefois introduit en Allemagne des che-vaux légers de l’Ukraine et d’autres contrées orientales. On trouve les plus grandschevaux allemands dans le Ilolstein, le Mecklembourg et autres contrées de richesherbages sur les côtes de la Baltique et dans les vallées des grandes rivières. Lamême race de chevaux lourds se retrouve dans les possessions continentales duBanemarck, qui a long-tems fourni de carrossiers les autres parties de l’Europe .Les mêmes sortes de chevaux existent en Hollande et en Flandre , mais avec desformes encore plus massives et grossières, ce qui démontre que, sous un climathumide, avec des pâturages abondans et une nourriture artificielle largementaccordée, le cheval prend nécessairement celte ampleur de conformation qui aug-mente sa puissance à vaincre de grandes résistances, mais qui diminue sa vitesseet son aptitude, à un service rapide.
La Grande-Bretagne était, dès la plus haute antiquité, un pays où les chevauxétaient très-nombreux. Les premiers documens que nous possédions à cet égard re-montent aux Romains. Lorsque Jules César aborda sur les côtes de Kent, cin-quante-quatre ans avant l’ère chrétienne, il trouva les Celtes aborigènes en pos-session de nombreux chevaux qu’ils employaient pour la cavalerie, ou attelés à deschariots à la manière, des peuples d’Orieni. De petites l'aulx, comme celles em-ployées par les Persans et autres Orientaux, étaient fixées à l’essieu de ces chariots.Tacite cl d’autres auteurs confirment le témoignage de César ; et, chose digne deremarque, on trouva ces chariots dans les parties de file qui semblaient les moinspropres de toutes à l’usage d’un tel engin. Dans la grande bataille livrée par lesCalédoniens, pour la liberté de leur patrie, dans les défilés des monts Grampians, ilsfirent usage d’un grand nombre de chariots et s’en servirent avec un courage inu-tile, mais héroïque. Les Gaulois avaient également employé les chariots autrefois,au rapport de Diodore de Sicile , et il n’est pas étonnant que les tribus celtiquesde l’Europe aient adopté le même usage, emprunté d’abord aux anciens peuples del’Orient, Indiens, Égyptiens, Persans, Assyriens et Grecs, avec lesquels des rap-ports s’étaient établis dans les tems héroïques.