LE CHEVAL.
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HISTORIQUE.
haute idée du cheval anglais de'celle'époque. Ils le décrivent à la vérité commevigoureux et robuste, mais propre seulement pour le trait. La formé grossière ducheval de charrette était celle qui dominait, même pour les chevaux employés dansles chasses. On voit que, jusqu’à notre époque, il n’y a pas eu de grands changemensapportés dans les caractères généraux des chevaux de l’Angleterre. 11 est vrai qu’ona formé par des importations étrangères une classe de chevaux appelés Running-horses, ou chevaux de courses; mais ce nom n’était pas appliqué à une race exclusi-vement, et servait seulement à désigner quelque supériorité dans la vitesse dontétaient doués certains individus. Sous le règne d’ÉLizABETii, l’usage des lourdesarmures tomba graduellement en désuétude, nonobstant les joûtes et les tournoisqui servaient encore aux diverlissemens de la cour. Lorsque Jacques 1 er monta surle trône, ces jeux étaient en décadence et il ne leur donna qu’un bien faible appui.Jacques avait peu de prédilection pour les exercices guerriers; cependant il donnade grands encouragemcns à une sorte de course qui a exercé une influence considé-rable sur les caractères des chevaux du pays. C’est à ce système, perfectionné sousle règne de Charles II , qu’est due la formation d’une race exclusivement destinéeà ces sortes d’exercices, élevée avec les plus grands soins et désignée sous le nomde Cheval de course, ou Race-Horse . Celte race a été obtenue par le mélange des che-vaux anglais avec ceux des contrées plus chaudes, et par l’emploi exclusif des meil-leurs produits obtenus, ou en d’autres termes, par le système des croisemens. Leschevaux importés provenaient principalement d’Afrique , de la Turquie d’Asie , etplus récemment de l’Arabie . Les Barbes venaient généralement du Maroc et de Fc/.;les Turcs de Smyrne et autres ports du Levant , et les Arabes des déserts voisins de laSyrie . Depuis le règne du roi Jacques jusqu’à celui de la reine Anne, au commence-ment du siècle dernier, les chevaux importés étaient Barbes et Turcs, mais Barbesprincipalement, en sorte que c’est surtout cette race qui a donné les caractères ori-ginaux au cheval anglais dit Race-horse . Les Arabes purs furent particulièrementintroduits pendant la première partie du siècle dernier. On en importe encoreaujour-(ï’hui, mais en plus petit nombre, et l’on en obtient peu de résultats sur la raceexistante, dont les caractères sont fixés depuis long-tems déjà.
Lorsque le système du turf hn perfectionné, ces animaux furent seuls en état d’vdisputer les pWx de vitesse, et comme cette propriété se transmet par l’hérédité, leschevaux employés pour le tur/furent bientôt distingués par leur généalogie ou pedi-gree, de telle sorte qu’il est facile de connaître aujourd’hui ceux d’origine orien-tale, dont le sang a été mélangé avec la race préexistante. Les généalogies des che-vaux vainqueurs, ou qui possédaient une vitesse suffisante pour le devenir, ont étéconservées avec le soin le plus scrupuleux, et il en est résulté une classe d’élite quel’on peut désigner sous le titre de chevaux de sang noble. Celte institution est sem-