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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

HISTORIQUE.

quoi que ce soit pour abriter leur tête; ils n’ont ni pain, ni légumes, ni fruits, ni sel.Leur unique nourriture est la viande de leurs jumens qu’ils ne montent jamais, oule produit de leur chasse qui n’est pas considérable. Toutes leurs facultés et le plai-sir de leur vie, consistent à monter à cheval et à faire la guerre. « Leur systèmestratégique, dilHEAD, est plus noble, moins embarrassé, et plus parfait dans sa natureque celui d’aucun autre peuple du monde. Lorsqu’ils se réunissent, soit pour atta-quer leurs ennemis,soit pour envahir la contrée des chrétiens, avec lesquels ils sontmaintenant en guerre, ils rassemblent de grandes troupes de chevaux et de ju-mens, et poussant leurs cris sauvages de guerre, iis partent au galop. A mesureque les chevaux qu’ils montent sont fatigués, ils placent leur selle sur le dosd’un autre, non encore monté, réservant toujours le meilleur pour l’instant oùils sont en présence de leur ennemi. Le pays entier sert de pâture à leurs chevaux, etlorsqu’ils veulent camper, ils se bornent à tuer quelques jumens. La terre est le litsur lequel ils ont toujours couché depuis leur enfance, la chair de leurs jumensl’unique nourriture qui les a fait subsister.» Ces peuples sauvages ne possèdent pointencore les armes à feu, quipourraient en faire la cavalerie la plus formidable; maisils ont adopté l’usage des liqueurs enivrantes, qu’ils se procurent dans les villes aumoyen d’échange. Ils ont quelques grossières idées de l’immortalité de l’âme, etcroient qu’après leur mort ils seront transportés dans un paradis où ils seront tou-jours ivres et constamment achevai. On assure qu’ils galopent la nuit dans les plaineset, dirigeant la pointe de leurs longues lances vers les constellations qu’ils voient aufirmament;- ils prétendent que ce sont les images de leurs ancêtres qui chevauchentau ciel, et font la chasse aux autruches, montés sur des chevaux plus rapides quelèvent. Lorsqu’ils enterrent leurs morts, ils tuent plusieurs de leurs meilleurs che-vaux, pensant que, sans cette précaution, l’âme de leurs amis serait privée du plaisirde monter à cheval (1).

Le cheval est élevé,en domesticité dans toutes les parties habitées de l’Amérique méridionale, mais nulle part il n’yte.st traité avec le soin nécessaire pour obtenir laperfection de ses formes et de ses propriétés utiles. S’il est inférieur à plusieurségards aux races dont il est issu, nous pouvons assurer que ce n’est pas le résultatd’une privation des bienfaits de la Providence. Ces contrées réunissent tout ce qu’ilest possible de désirer pour le perfectionnement du cheval. Si, dans certaines par-ties, une atmosphère trop humide et une végétation luxuriante prédisposent les ani-maux à prendre delourdes formes, il en est d’autres qui réunissent toutee qu’on peutdésirer pour leur communiquer la légèreté, l’élégance et la grâce. Certaines régionsont un air plus pur que celui des montagnes du Caucase ou des plaines de Syrie ,

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(1) Voyage de Hf.ad.