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LE CHEVAL.
CHEVAL DE COURSE.
surde de Cocktails (1). Les courses de chevaux demi-sang sont maintenant fort com-munes en Angleterre, excepté à Newmarket où l’on n’a jamais voulu les admettre.Ces courses n’ont jamais été en grande faveur auprès des amateurs. On donne pourraison la fraude qui en résulte et les contestations que leur admission ferait naître. 11est très-difficile de s’assurer qu’un cheval est pur sang, s’il plaît à son propriétaire decacher ou de falsifier sa généalogie. Ainsi l’on pourrait introduire àees courses un che-val pur sang, et il s’ensuivrait naturellement, la fraude n’étant pas découverte, quecet animal enlèveraitaisémentleprix aux chevaux qui seuls ont le droit de concourir.Cette supercherie est assez difficile à prévenir, à cause des prix élevés qui sont offertsaux courses de province et qui tentent la basse classe des personnes qui sont en rap-port continuel avec les affaires du turf. 11 y a quelques années, un cheval qu’on avaitengagé comme demi-sang dans plusieurs endroits, sous le nom fictif de Tom Paine ,courut et gagna plusieurs prix de grande valeur. Après information, on découvrit quece prétendu Tom Paine était Tybalt, cheval pur sang, issu par Tiiunderbolt d’unejument nommée Météora, appartenant à lord Grosvenor, et l’une des meilleuresjumens anglaises de son tems. D’autres fraudes moins hardies que celle-ci ont étécommises dans d’autres occasions. Les chevaux demi-sang peuvent être employésdans un but beaucoup plu s utile qu’à courir. D’nilleursle traitement préparatoire auxcourses les ruine en grande partie, et lorsque les chevaux demi-sang doivent courir,il arrive rarement qu’ils se trouvent de mérite égal quant à l’éducation, de.sorte qu’il existe toujours entre eux une certaine inégalité, indépendamment decelle produite par les qualités particulières de chaque animai. Il semblerait qu’il n’ya pas autant d’objections à faire contre les courses de chevaux de chasse. On doitobserver cependant que le cheval de chasse est destiné à un service particulier quin’exige pas de lui une grandevitesse comme qualité principale. En outre, il est cruelde soumettre un cheval de chasse, après les fatigues de la saison, au régime et au trai-tement nécessaire pour le mettre en étal de courir. D’ailleurs beaucoup de chevauxde chasse sont actuellement pur sang, ce qui, à part leur valeur comme chasseurs,produisait une inégalité dans les courses. D’après ces motifs, il semble raisonnableque le turf n’eucourage ni les courses de chevaux de chasse, ni celles de chevaux defermiers et autres qu’il devrait même proscrire. Aucune amélioration pour ces racesde chevaux ne pourrait résulter de ces courses : le cheval de course est destiné à pos-séder une grande vitesse,et le cheval, doué de cette qualité au plus haut degré, est lemeilleur coureur. Mais est-ce bien celte même qualité que l’on recherche chez lecheval de chasse ou chez le cheval d’agrément? et une course sur le turf, avec son
(1) Mot à mot, coqs de queue, choix des rebuts.
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