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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

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CHEVAL DE COURSE.

sol uni, est-elle la meilleure épreuve de l’excellence d’un bon chasseur ou d’un bonroutier? Que penserait-on d’une course de chevaux de camion?

On admet aux courses régulières, quoique très-rarement il est vrai, des chevauxdemi-sang; mais alorsleur infériorité est toujours compensée par la différence de poidsque l’on fait en leur faveur. On a souvent fait courir des chevaux arabes et d’autrespays orientaux, mais ils n’avaient généralement aucune chance contre les chevauxpur sang anglais. 11 n’y a qu’un cheval oriental qui ait jamais acquis quelque réputa-tion sur le turf, et encore était-ce une réputation fort médiocre. On avait établi àNewmarket unecourse spéciale pour les chevaux arabes; mais l’expérience ne réussitpas, parce que la vitesse de ces animaux, inférieure à celle des chevaux anglais ,ne put exciter assez d’intérêt parmi les spectateurs. Le produit immédiat d’un chevalanglais et d’un cheval oriental est toujours inférieur en qualité. D’après les régle-mens de la course pour le prix de Goodwood citp(la coupe de Goodwood), les produitsimmédiats des chevaux arabes, turcs et persans ont en leur laveur une réduction depoids de huit kilogrammes, et quand leur père et leur mère sont tous deux arabes,persans ou turcs, ils en ont , une de seize kilogrammes. Dans d’autres occasions, leschevaux de course anglais ont été essayés avec des chevaux d’autres pays. On entransporte fréquemment aux Indes, et on les opposé aux meilleurs coursiers du pays;mais le résultat de la lutte, à ce que l’on croit, est presque toujours, à chances éga-les, favorable au cheval anglais , quoique la chaleur du climat paraisse entièrementcontraire au développement de ses qualités. Quelquefois il nous parvient, par la voiedes journaux du continent, des récits de ces essais qui ont eu Un résultat contraire;mais nous ne savons jamais jusqu’à quel point les chevaux étaient soumis à des poidségaux, et s’ils avaient été dressés également bien à la course. En 1825, il y eut unecourse entre deux chevaux pur sang anglais, nommés Sharper et Mina, et trois che-vaux cosaques, choisis, après maints essais, parmi les meilleurs qu’avaient produitsles provinces du Don. La distance à parcourir dépassait 75,600 mètres. Au dé-part, les chevaux cosaques étaient en tête et les chevaux anglais suivaient de deuxou trois longueurs environ. Ils n’avaient pas l'ait un mille qu’un des étriers de Shar-per se détacha, et il s’emporta avec son cavalier, suivi de Mina. Avant qu’on pût lesmaîtriser, ils avaient couru un mille en montant une colline. La course cependantcontinua et la moitié de la distance fut parcourue en une heure quatre minutes. Ace moment, les chevaux anglais étaient frais, ainsi qu’un des chevaux cosaques.Mina commença à boîter et fut retiré; le cosaque se ralentit et Shaiiper donnabientôt des signes de faiblesse. Les Russes et les Gosaques, jaloux de l’honneurde leur cheval, le tirèrent par la bride, lui ôtèrent sa selle et le firent monter parun enfant; à la fin même ils le tirèrent avec une corde et tâchèrent de l’animer et dele soutenir en galopant à ses côtés. Sharper parcourut la distance en deux heures