LE CHEVAL.
65
CHEVAL DE COURSE.
de déterminer dès l’abord quel devait être ce poids. Quand les chevaux sontdu même âge et du même sexe, le poids doit être le même, afin de faire res-sortir leurs qualités respectives; mais lorsque des chevaux d’âge et de sexedifférenscourent ensemble, on tâche de les égaliser en donnant un poids différent à chacun ;ainsi, un étalon porte un plus grand poids qu’une jument ou qu’un cheval hongre.La différence entre un poulain et une pouliche du même âge est de trois ou quatrelivres, et le poids ordinaire porté par un poulain de trois ans est de 53 kilog. 500à 54 kilogrammes. La différence de poids accordée à la différence d’âge dimi-nue et cesse lout-à-fait à mesure que l’animal devient plus âgé. Mais, outre ladifférence de poids déterminée par l’âge et le sexe, il y a aussi des différences deconvention. Les parties qui font courir déterminent à l’amiable, et selon leurconnaissance réelle ou approximative des qualités de leurs chevaux respectifs, quelest le poids qu’ils doivent porter : c’est ce que l’on appelle généralement handicap.Quelquefois on stipule que les chevaux qui ont gagné des prix aux courses du Derbyet des Oaks porteront un poids additionnel, tandis que les chevaux qui offrentquelques désavantages jouissent d’une réduction. La différence des poids ne peutêtre soumise à des règles fixes, encore moins à un théorème mathématique fondésur les qualités respectives des chevaux placés dans des conditions différentes. Toutcet arrangement est de convention, et basé sur les remarques que la pratiquefournit aux amateurs. Si l’on considère qu’une once de plus ajoutée à ce queporte un cheval peut produire une différence de plus d’un mètre par demi-mille qu’il parcourt, on comprendra que le poids peut changer tout-à-fait le résultatd’une course entre chevaux de force égale. 11 est vraiment surprenant de voir avecquelle précision les personnes qui ont l’usage du turf peuvent déterminer l’influencedu poids sur les chances du succès. Dans un pari qui eut lieu, il y a biendes années, à Newcastle-under-Tyne , les chevaux durent courir, un handicap,leur charge ayant été désignée par des arbitres. Cedric, âgé de deux ans, apparte-nant à sir Thomas Stanley, devait porter 44 kilogrammes; Handel , âgé de quatreans, appartenant à M. Mytton, devait porter 49 kilogrammes; Tarragon,âgé de quatre ans, appartenant à sir William Wynne, devait porter 50 kilog. 800,et Atsbury, âgé de quatre ans, appartenant à sir John Egerton, devait porter53 kilog. 500. Pendant trois manches successives, Tarragon et Handel arrivèrentnez contre nez, chancelans, et à peine en état de porter leurs cavaliers jusqu’aux ba-lances. Au premier tour, Atsbury était troisième; mais les chevaux étaient telle-ment pressés les uns contre les autres, qu’il était difficile de lui assigner une place.Il se réserva cependant, après celte première manche, et au tour final, déployanttous ses moyens, il prit l’avance et gagna. 11 est évident, dans la première épreuvenulle, que quelques grains de plus ou de moins auraient changé les chances.
9