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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

CHEVAL DE COURSE.

D’après les anciens réglemens de l’hippodrôme, les poids étaient lourds et ladistance à parcourir fort grande. Au commencement de ce siècle, la chargedes chevaux courant pour le prix royal était de 65 kilogrammes à 72 kilog. 500, etchaque tour était de 4,800 à 6,400 mètres. D’après les réglemens modernes, ladistance est réduite à 1,600 ou 3,200 mètres par épreuve, et ce poids à environ51 kilogrammes. Les fers du cheval ne sont pas compris dans le poids, et,pour cette raison, sont construits aussi légèrement que possible. La selle pèseordinairement trois ou quatre livres, et même quelquefois n’excède pas deux livres.Quand il est nécessaire d’ajouter quelque chose à la charge du cheval, on met duplomb dans la selle, ou bien on le répartit dans les poches du jockey, cette der-nière méthode, à ce que l’on croit, devant moins gêner l’animal. Le jockey, avecson attirail, est pesé avant de partir, et, en arrivant au but, il doit se rendre, tou-jours en selle, à l’endroit où sont les balances. S’il descend de cheval avant cemoment, ou s’il n’a pas exactement le poids voulu, il est regardé comme distancé,à moins qu’il n’ait été désarçonné par accident; dans ce cas, il peut être conduitou porté aux balances et pesé de nouveau.

11 est bien nécessaire à la personne qui veut parier de connaître à fond le carac-tère des chevaux, leur âge et les qualités qu’ils déploient à la course; car l’espèced’égalité que l’on établit entre eux au moyen des poids doit être un des premiersélémens de spéculation et de succès. Avant les courses, il est d’usage de soumettreles animaux qui doivent courir à des épreuves particulières, alïn de mettre leurspropriétaires à même de spéculer plus sûrement sur le résultat des courses. 11 n’estguère possible de s’opposer à cette manœuvre; mais on essaie autant que possibled’en amoindrir les effets nuisibles. Un mal dont on peut à peine se garantir, cesont les faux rapports que l’on fait circuler sur ces courses d’essai; ces rapportsfont passer des chevaux que l’on sait devoir perdre comme ayant toutes les chancespossibles de gagner le prix, au grand détriment du publient surtout des nombreuxparieurs. 11 est bien défendu d’assister à ce s courses préparatoires, du moinsd’après les réglemens en vigueur à Newmarket; néanmoins leur résultat est commu-niqué aux clubs et aux personnes assez riches pour bien payer la nouvelle, avec la ra-pidité de l’éclair. Mais à ce jeu les plus fins sont souvent trompés. Les grooms quiessaient les chevaux peuvent les faire perdre ou gagner à volonté, et souvent même b;jockey peut ignorer quel sera le résultatdes courses aussi bien quele cheval lui-même.Supposons qu’un jockey ait gagné d’une longueur ou même de six longueurs; il peutne pas savoir quelle est la quantité de plomb que l’on a mis dans la selle de son anta-goniste, et ignorer même, parfois, la charge réelle qui a été imposée à son cheval.On raconte à ce sujet une histoire qui, entre plusieurs autres, mérite d’être rap-portée : elle a rapport à une fameuse course de paris qui eut lieu sous le règne de

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