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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

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CHEVAL DE COURSE.

prit l’avance au départ et la conserva jusqu’auprès du but. A ce moment,Buckle, déployant tout son savoir comme jockey, réussit à reprendre l’avance-, maisla dame, avec non moins d’adresse et d’habilelé, fouetta son cheval, poussa enavant et gagna le prix d’une demi-encolure. C’était la seconde course queM m<! Thornton fournissait dans cette journée. Dans un pari particulier, où l’enjeuétait quatre pièces de vin de Côte-Rotie et 2,000 guinées, plus 600 guinéesîle paris en sa faveur, elle fournit la carrière au galop naturel, M. Bromfordayant retiré son cheval et payé le dédit. La même dame avait déjà paru dans unpari particulier aux courses de Knavesmire; cent mille personnes étaient rassem-blées pour jouir de ce spectacle, et plus de 200,000 livres sterling étaientengagées. La dame, après avoir fait preuve d’une grande science de l’art desjockeys, de beaucoup d’ardeur et de gaîté, perdit la partie au grand regret de lafoule. Buckle continua de courir avec une réputation toujours croissante, jusqu’àl’âge de soixante-cinq ans.

Samuel Chifney précéda Buckle, mais courut cependant à la même époque.Chifney occupe le premier rang parmi les jockeys de son tems; il fut jockey duprince de Galles, du duc de Bedford, du comte de Grosyënor et de plusieursautres amateurs de l’époque. C’est lui qui écrivit le livre intitulé : Genius ge-nuine ( le vrai génie), qui, malgré son titre absurde et son style barbare, est digned’attention. 11 montre la différence qui existe entre l’équitation du manège et celledu turf. Chifney était lui-même une preuve vivante de cette différence, étant aussitimide et gauche à la chasse, qu’il était habile et hardi à la course. Chifney léguasa casaque à son fils, qui est maintenant l’un de nos meilleurs jockeys.

Samuel Ciilfney, le fils, se distingue par sa hardiesse, son originalité, son tact etla manière élégante dont il se tient en selle. 1! a pour coutume d’attendre, avantd’agir, l’instant décisif qu’il prévoit avec une précision admirable ; alors, il se rap-proche furtivement et rapidement de ses rivaux, et, d’un élan hardi, atteint lebut. Quel que soit le nombre des chevaux engagés, Chifney est toujours en arrière,observant tous les mouvemens de ses rivaux et guettant son moment. Dans une fa-meuse course où il eut pour adversaire James Robinson, jockey non moins distinguédans son genre que Chifney dans le sien, le caractère particulier de ce dernier semontra dans tout son jour. Robinson , monté sur Lucetta, prit l’avance, et Chifneyle suivit de près, monté sur Priam , marchant sur la trace des pas de Lucetta.Quand Robinson tâchait de voir par dessus son épaule gauche à quelle distanceétait son adversaire , Chifney se penchait de côté, de manière à n’être pas aperçude Robinson. Ils parcoururent ainsi toutes les distances d’un bout à l’autre, etRobinson ne put voir son redoutable concurrent qu’au moment où il le dépassapour gagner le prix. Ce Fabien de l’équitation court très-peu maintenant, et,

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