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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

CHEVAL DE COURSE.

quand il le fait, les paris s’élèvent toujours à des sommes considérables en faveurde son cheval.

Un autre jockey d’une école différente, mais parfait dans son genre, est JamesRobunson , dont on vient de parler. 11 fut élevé dans les écuries d’un des premiersentraîneurs deNewmarket. Les qualités principales de ce jockey sont : le sang-froid,le calme et un tact éprouvé. Quoique ce soit l’un des plus élégans jockeys de l’hippo-drôrne, on sent sa supériorité plutôt qu’on ne la voit. On a la plus grande confiancedans son jugement, et sa réputation de succès est telle, que c’est un dicton commun,que Robinson donne un avantage d’une denti-sto/ie au cheval qu’il monte. Tous sescamarades, à l’exception de Ciiifnëy, cèdent la palme à ce jockey parfait , et re-doutent d’avoir à lutter contre son infaillible habileté. II a gagné plus de prixqu’aucun autre homme sur le turf. En 1825, il gagna les prix du Derby et du Saint-Léger, et, à ce que Tondit, reçut un présent de 25,000 francs d’une personne, qu’iln’avait jamais vue avant Ce moment. On prétend qu’il déclara à ses amis, en 1824,qu’il gagnerait les prix du Derby sur Cedric, des Oaks sur Cobavel, et se marieraitdans la même semaine; il accomplit, en effet, ces trois engagemcns. On pourraitciter également avec honneur les Goodison et autres jockeys des tems anciens, etles Scott, les Davs, les Flaxmans, etc., qui sont nos contemporains.

La classe qui vient ensuite est celle des entraîneurs ; nombre d’amateurs opulensont leur manège d’entraînement particulier. 11 existe des établissemens publics dece genre à Newmarket, à Epsom, à Ascolt, à Black-Ha.mil ton, dans le Yorkshire, surla roule de Thirsk àllelmsley, à Langton-Wood, près la ville de Malton, séparés de lagrande route par Thippodrôme,à Middleham-Moors, ainsi que dans le comté d’York,à Whileclift-Moors, près la ville de Richmond, et au Curragh of Kildare . Les chefsde ces établissemens sont appelés entraîneurs (trainings grooms). Ce sont des per-sonnes sur la fidélité desquelles il faut pouvoir compter, puisque Ton s’en rapporteà leur jugement et à leur profonde connaissance des choses relatives au turf. L’emploiparticulier des entraîneurs est d’avoir soin des chevaux, sous.le rapport de la santéet des exercices préparatoires pour les courses; mais à ces devoirs viennent s’enjoindre d’autres, comme de conseiller les jockeys d’après les connaissances qu’ilsont acquises des qualités de leurs chevaux, et du terrain de Thippodrôme en gé-néral. Il est évident que si un entraîneur est infidèle, le cheval confié à scs soinspeut ne pas se trouver en état de courir, ou l’ctre dans des conditions défavorablesà son propriétaire.

Mais quelles sont les autres classes de personnes qui prennent part à ce systèmede jeux publics? Quels sont les possesseurs de ce nombre considérable de chevaux?Quel est le principal agent de toutes ces transactions? Quels sont les machinistesqui mettent en mouvement ces ressorts.innombrables ? et d’où proviennent les capi-

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