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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

CHEVAL DE COURSE.

semble être convenable. On peut encourager suffisamment les courses de chevauxau moyen de prix royaux, sans faire intervenir directement la majesté royale.

Parmi les patrons du turf on trouve encore le comte de Fitzvvilliam , qui hérita duharas de son oncle le marquis de Rockingham; les ducs de Grafton, deLLuiiLTON,de Dorset , de Portland, de BedFord et beaucoup d'autres nobles personnages,qui tous avaient de nombreux haras. La liste des membres de la Chambre des Com-munes offre aussi un grand nombre de noms de personnes qui prirent une partactive aux courses, entre autres l’illustre Charles James Fox , qui déploya autant degénie dans les courses qu’à la tribune. A une époque plus rapprochée de nous, nousvoyons le nom de sir Henry Vane Tempèst. Son cheval Hambletonian, issu de•King Fercus, sa mère issue de HighFlyer, et sa grand’mère issue de Matchem,courut contre Diamond, à M. Cookson, qui descendait d’HéROD. Cette course eut lieuà Newmarket ; l’enjeu était de 84,000 francs, outre des paris considérables tenusde part et d’autre. La lutte fut si égale, qu’à quelques enjambées du but, les che-vaux couraient encore tête contre tète, quand, par un effort surhumain, Hamblèto-nian , monté par Bucklè, gagna d’une demi-encolure. Des sommes énormes étaientengagées dans cette course, où le sang d’Ecui'SE l’emporta sur celui d’IlEROD, etsir Henry Vane Tempest, par un sentiment louable, ne voulut pas laisser son noblecoursier hasarder la gloire qu’il avait acquise en paraissant de nouveau sur le turf,Parmi les personnes contemporaines ou mortes seulement depuis peu, on peut citercomme patrons du turf les noms des ducs de Grafton, Cleveland, Richmond,Rutland et Portland; des marquis de Westminster, Exeter, Conyncham et Sugo;des comtes de Egremont, Burlington, Warwick, Verulam, Ciiesterfield, Sefton,.Jersey, Lichfikld, Alrermale, Wilton; des lords Lowthër, Wiiarncliff, Suf-field ; sir Francis Standisii, sir Mark Wood, sir J, Shelby, sir Gilbert IIeatiicotè;des généraux Grosvenob et Gower; des colonels Pef.l et Wilson ; de MM. Wilson,Wyndham etRouss, ainsi que beaucoup d’autres, extraits des listes des annales descourses.

Les différentes classes de personnes que nous venons de citer Sont les soutienslégitimes des courses; elles parient sur le résultat de ces mêmes courses. Les parisne sont, à proprement parler, que des choses d’un intérêt secondaire et subordonnéesaux.chances des courses. Celles-ci ne comprennent pas seulement la lutte entreles chevaux qui se disputent le prix, mais aussi un assaut d’avis et de jugemensportés sur les qualités des chevaux et sur les chances de perte ou de gain. Il n’y a surle turf aucune autre manière d’exprimer ses sentimens que par des paris; c’est pour-quoi ils sont devenus partie constituante des courses. Ils peuvent cependant dégé-nérer en abus, en ce qu’ils tolèrent sur le turf des personnes dont le seul but est legain, et qui fontde l’usage admis des paris le sujet de leurs calculs mercenaires. Cette