Buch 
Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
Entstehung
Seite
77
JPEG-Download
 

LE CHEVAL.

77

CHEVAL DE COURSE.

i! remporta sur le duc de IIajiilton, dans une course où ces deux gentilshommesmontaient chacun leurs chevaux. Son cheval Dash battit sir Peter Teazle, sur lalice de Newmarket, appelée Six miles course, et gagna deux autres courses de paris de 4,000 guinées chacune, en trois lois le tour de la lice appelée Round course, cequi fait une distance d’environ 49,300 mètres. Il entretenait un haras de choix,mais peu nombreux. 11 mourut en 4840, âgé de quatre-vingt-six ans.

En 4784', le brillant prince de Galles, alors âgé de vingt-deux ans, fut un patronzélé de l’iiippodrôme. En 4794, une circonstance fut cause que le prince royal quittal’hippodrôme avec dégoût. L’histoire a été souvent racontée; mais comme ellene l’a jamais été loyalement, nous croyons convenable de la répéter. Le 20 octo-bre, Escape, le meilleur cheval du prince, monté par Chifiney, fut battu à New-market par Coriandeu et Skylark. Escape était le cheval en faveur duquel les parisétaient les plus élevés; le lendemain, les paris étant de cinq contre un contre Es-cape, ce cheval battit aisément Skylark et les autres chevaux. A ce résultat inat-tendu, une grande rumeur s’éleva parmi les spectateurs qui perdaient, et qui n’hé-sitèrent pas à dire que, le 20 octobre, Chifiney avait perdu sciemment, insinuant quele prince n’était pas étranger à cette combinaison; la réputation et le rang du jeuneprince auraient dû le mettre à l’abri d’un tel soupçon ; il déclara n’avoir tenu aucunpari le premier jour des courses, et n’en avoir fait que d’insignifians le second jour.11 fit examiner rigoureusement la conduite de Chifney, et il fut déclaré que ce-lui-ci avait fait tout ce que son jugement lui avait suggéré, pour assurer la vic-toire à son cheval le premier jour. Malgré les explications qui furent données, leJockey-Club, par l’organe de sir Charles Burnbury, informa le prince que s’il lais-sait Chifney monter ses chevaux à l’avenir, aucun gentleman ne ferait jamais courircontre lui. Le prince protesta de son innocence; et en effet, aucun fait antérieur neprouvait qu’il fût coupable en celle occasion. S’il croyait son jockey innocent, il nepouvait sans déshonneur et injustice le renvoyer; le lui demander était à la foisune insulte et un tort. Le prince le sentit, et pendant de longues années il se retiradu turf. Vers l’an 4800, cependant, son altesse royale commença à remonter sesécuries et reprit ses amusemens accoutumés. Le haras de Ilamplon-Court passa entreles mains de sa majesté Guillaume, qui abandonna judicieusement l’usage de fairecourir, mais qui encouragea la race des chevaux de course en autorisant la venteannuelle de jeunes chevaux élevés dans cet établissement. Bientôt après l’avène-ment au trône de Sa Majesté Victoria, le haras de Ilampton-Court fut tout-à-faitdispersé. 11 est à regretter que ces chevaux, parmi lesquels il y avait plusieursarabes donnés en présent par l’iman de Mascate , et que l’on croyait être de la racela plus pure du désert, aient été vendus et transportés dans des pays étrangers.A part cela, celle mesure, qui excita tant de mécontentement à cette époque,