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LE CIIEVAL.
CHEVAL DE COURSE.
comment M. Apperly parlait, il y a déjà quelques années, des héros du turf bri-tannique : « Nous n’avons pas grand’chose à dire des transactions de New-Market,ni de MM. Crockford, Gurley, Ridsdade, Sadler, Chifney père et fils, parce queleurs actions de tous les jours se passent pour ainsi dire sous les yeux du public.Mais si l’on fait attention aux profils extraordinaires que réalisent chaque jources mêmes hommes, on sera forcé d’avouer que l’état de jockey est le métier le plusprospère. On parle de haras, de gains, de courses ! Nos Grafton , nos Richmond ,nos Portland et nos Cleveland ne sont rien, comparés à ces illustres person-nages et à leurs transactions sur le turf . Ce petit marchand en détail, dont le com-merce était si languissant, est devenu en peu d’années un de nos modernes Cré-sus, et le propriétaire de plusieurs des plus belles maisons de l’Angleterre! Contem-plez ce champion du box et du turf ! ce propriétaire d’un noble domaine et membrehonorable du parlement réformé, tout cela réuni dans la personne d’un ancienboucher de Bristol! Représentez-vous le grand propriétaire des mines de charbonde terre, le propriétaire du meilleur hr.ras de toute l’Angleterre, qui paie un cheval3,000 guinées; représentez-vous, dis-je, ce personnage sous la forme agréable d’unlaquais de Yorkshire . Nous avons à Oxford un valet d’écurie qui possède plusd’une demi-douzaine de chevaux du premier ordre, et tels, que peu de gentlemenformera et autres pourraient leur en opposer de pareils. D’après le rapport de leurpère, les deux MM. Chifney étaient garçons d’écurie chez le comte de Gros-venor, avec 8 guinées de gages par ail et un habillement complet d’écurie. Us pos-sèdent maintenant les meilleurs chevaux et les plus belles maisons de leurs villesnatales. 11 y a à York le fils d’un palefrenier de l’auberge du Cygne noir, qui pariepar 1,000 francs et porte une épingle en brillans à sa cravate. Enfin, pour couronnerle tout, il y a le squire Beardsworth, de Birmingham , avec ses dix-sept chevauxde course et sa livrée cramoisie, vivant dans la même ville où il naquit et dans la-quelle il fut autrefois cocher de fiacre: »
11 nous reste à signaler un autre abus qui n’est plus du ressort de la loi, mais quiappelle l’attention des véritables amateurs de notre noble race chevaline.
Le cheval de course a une destination spéciale : fournir le plus grand effort devitesse dans un tems donné. Tous les soins des éleveurs tendent à développer lesformes de l'animal qui concourent à ce but. Ces formes cependant ne s'accordentpas avec certains types de perfection, la longueur des jambes paraît d’abord dis-proportionnée avec celle du corps, le train postérieur a pris un développement enrapport avec le puissant effort musculaire qu’exige une course rapide et de grandesenjambées, la poitrine est étroite et tout le train de devant proportionnellementmoins développé que celui de derrière, le cou est droit, les pâturons longs et obli-ques, enfin l’animal réunit toutes les conditions qui l’approprient au but pour
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