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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

DES DIFFÉRENTES ESPÈCES DE .CHEVAUX.

une grande partie leur imposèrent leurs mœurs, leurs lois et leur langage. Lors dela venue de Jésus-Christ, et long-icms après, les liabitans de ces îles étaient essen-tiellement Celles, et il semble prouvé par les ruines nombreuses des forts, despierres lumulaires, des autels grossiers, des enceintes de pierre et autres monumens,«pie celte race a habité le pays depuis un tems immémorial. On en trouverait en-core la preuve dans les noms de montagnes, de rivières, de promontoires qui, mêmemaintenant, se sont conservés tels qu’ils avaient été créés par les Celles aborigènes.Quand ces îles devinrent la proie de l’ambition romaine, les chevaux qu’on y trouvaétaient ceux des colons primitifs de l’Europe occidentale, soit qu’ils les eussentamenés à l’état domestique de l’Orient, soit qu’ils provinssent des races sauvages qui'existaient dans les déserts de l’Europe . Les écrivains romains nous apprennentqu’ils y étaient en grand nombre. César fait souvent mention de la cavalerie hardiequ’il avait à combattre et des chars destructeurs qu’on lui opposait. Quand il dé-barqua, les Bretons, poussant leurs chevaux dans la mer, assaillirent ses légionsavant qu’elles pussent mettre pied à terre sur le rivage. Dans sa première expédition,il ne fil que voir le pays qu’il venait soumettre; dans la seconde, il suivit les Bre-tons dans l’intérieur du pays, passa à gué la Tamise et délit sur ses rives leur chefprincipal, Cassivelaunijs, qui, nous dit-il, ayant perdu tout espoir de gagner la ba-taille, débanda, la plus grande partie de scs troupes et garda à peu près quatremille chariots avec lesquels il harcelait les Romains quand l’occasion s’en présentait.Des écrivains postérieurs parlent des chariots et des cavaliers des Celto-Bretons.Tacite , dans sa description du combat entre àgiucoi.a et les Calédoniens, combatqui eut lieu près des défilés des monts Grainpians, dit que leur première ligne étaitdans la plaine et la suivante sur le versant d’une montagne, et que l’espace com-pris entre les deux armées était rempli par la cavalerie et les chariots des Bretons<|ui allaient de côté cl d’autre, avec un grand bruit. Ces chariots se précipitèrentavec impétuosité sur l’infanterie et pénétrèrent dans ses masses. Leur premier as-pect imprima la terreur; mais leur impétuosité fut bientôt réprimée par les rangsépais de leurs ennemis et par les inégalités de terrain, et, se pressant les uns sur lesautres, ils furent mis entièrement en désordre; des chars sans guides et des chevauxsans cavaliers s’échappèrent au hasard avec une lurie sauvage, refoulèrent et rom-pirent les rangs des assaillans. Les chevaux devaient être nombreux dans cetti;contrée, puisqu’ils faisaient la force principale d’une armée dans un pays aussisauvage et aussi montagneux.

Quel qu’ait été le caractère distinctif de ces chevaux quant à la forme, la taille,la force et autres qualités, il est probable que, pendant plusieurs siècles, ils nesubirent que peu de changemens. Avant la chute de l’empire romain, des pirates duNord avaient ravagé les côtes de la Grande-Bretagne et s’étaient fixés dans quel-