LE CHEVAL.
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I)IÎS DIFFÉREMES ESPÈCES DE CUEVADX.
comprises sous la dénomination générale de Teutons ou Goths. Semblable au floqui suit le Ilot qui l’a précédé, ces migrations se succédèrent lentement vers l’Occi-dent , et les derniers venus, refoulant les premiers, en firent la conquête ou semêlèrent avec eux. Mais quelle que soit l’histoire particulière de ces changemensprimitifs des premières familles du genre humain, on trouve dans la suite des siè-cles deux races d’hommes habitant l’Europe occidentale, différant l’une de l'autrepar des caractères physiologiques, par leur langage, leurs habitudes sociales et leurscoutumes religieuses. Les premiers étaient communément appelés Celtes , les au-tres étaient habituellement désignés sous les noms de Teutons ou de Goths ; les unsvenant probablement des contrées méridionales du Caucase, et les autres des âpresrégions qui s’étendaient au Nord. Les Celles étaient connus dés anciens écrivainssous la dénomination de Pietés, de Cimbreset d’Ibères, etc. Ces peuples vivaienten communautés patriarcales, en tribus ou clans, généralement en guerre les unesavec les autres, et ne se réunissant que dans les cas de défense générale ou pourattaquer un ennemicommun. Ce peupleétait soumis à l’autorité d’un ordre religieuxqui jouissait d’une grande influence; ses prêtres enseignaient l’immortalité et latransmigration des âmes; ils faisaient leur résidence dans de sombres forêts, éri-geaient des autels de pierres brutes dont il en reste encore un grand nombre en Eu-rope , adorant le feu,comme les mages de la Perse, les constellations et certaines pla-nètes, ils faisaient ces horribles sacrifices humains pratiqués par les Phéniciens et lesAssyriens. D’un autre côté, les populations ultra-caucasiennes, Scythes ou gothi-ques, formèrent des communautés plus considérables sous un système plutôt féodal’que patriarcal. Le peuple,quoique sous l’influenced’une superstition sauvage, savaitmain tenir ses droits individuels comme les Scythes, libres de tous les tems. Ils avaientdeschevaux dont la chair leur servait quelquefois de nourriture, et qu’ils offraient eiisacrifice à leurs divinités; mais l’histoire ne nous apprend pas qu’ils attelassent cesanimaux à des chars de guerre comme les Celtes. Les Celtes, continuellement harce-lés et refoulés vers l’Occident , se trouvaient à l’époque des conquêtes des Romains,en Espagne, confinés dans la Gaule, une partie de la Germanie et dans les Iles-Britan-niques ; ces îles semblent avoir été entièrement dans la possession des Celtesà l’époque de l’invasion des Romains. Quelques anciens écrivains ont supposé qu’àcette dernière époque une nation, d’origine gothique, s’était introduite en Bretagne et occupait, sous le nom de Belges, le pays où César débarqua; mais les Belgesétaient eux-mêmes un peuple celle, comme le prouve le témoignage de Strabon ; etla description qu’en a faite César lui-même prouve qu’ils étaient d’une race qui nedifférait en aucun point essentiel des autres peuples bretons. Ce fut seulement biendes siècles après, lors de la chute de l’empire romain, que les nations réellementgothiques se frayèrent un chemin dans les Iles-Britanniques , et en en soumettant