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LE CHEVAL.
DES DIFFÉRENTES ESPÈCES DE CHEVAUX.
miIle ne dépasse pas sept palme? et demie, ou trente pouces (anglais ), et quelques-uns même sont encore de moindre dimension. La planche 8, qui représente deuxquadrupèdes de celle taille, fera mieux comprendre qu’une longue description àquelle petite stature la nature du pays a réduit les chevaux. Le poney que repré-sente la gravure appartient au comte de IIopetoun. Un de ses fils le monta enFrance , où il excita autant de curiosité que s’il eût été une bêle sauvage.
Ces petits animaux, dans leurs îles natales, sont presque laissés dans un état deliberté, jusqu’au moment où on s’en saisit pour en faire usage. Us n’ont pas d’au-tres abris contre les tempêtes continuelles d’une mer orageuse que ceux que leuroffrent les falaises, les ravins et le penchant des collines, et ils n’ont presque au-cune nourriture que celle qu’ils peuvent arracher aux marais pleins de joncs, auxcollines couvertes de bruyères et aux rivages stériles du pays. Us sont couverts delongs poils qui s’épaississent sur eux au point de leur servir pour ainsi dire de vête-ment et d’abri contre l’inclémence de la saison; leur couleur est généralement baieou brune, quelquefois mélangée de blanc, et souvent d’un noir terne. On en trouveégalement de pies. Ils sont intelligens et rusés, et savent bien se glisser dans des piè-ces de blé en vert quand l’occasion s’en présente. Ils sont doux et se plient aisémentà l’obéissance; et lorsqu’ils sont apprivoisés et bien traités, ils montrent presqueautant de sagacité qu’un chien, lis entrent dans les appartemens pour recevoir descroûtes de pain et se coucher à terre. Quelquefois on les a transportés à quelquedistance dans des mannes. Us sont très-recherchés dans les fêtes équestres et lescirques ; ils sont dressés dans ce but beaucoup plus aisément que tout autre espècede chevaux. Ainsi on les fait sauter dans des cerceaux et on leur apprend, lorsqu’ilsrencontrent une barrière, à sauter par-dessus ou à passer dessous, selon qu’il leurest commandé. On les emploie comme chevaux de selle d’enfans; on ne saurait,pour cet usage, se servir d’animaux plus sûrs. La consommation en est considé-rable, et le serait encore davantage si la race était plus nombreuse; l’attention doitêtre appelée sur l’élève de ces quadrupèdes, afin de leur conserver cette particularitéde taiile et de formes qui leur donne du prix.
Les îles d’Orkney possèdent aussi une race de poneys; mais ils sont d’origine mé-langée, plus grands et plus 'forts que ceux du Zetland. Ces îles, appelées Orc par les anciens Bretons, furent découvertes par la (lotte romaine qui, par l’ordred’AcrucoLA, fit le tour des Iles-Britanniques . Elles- servaient anciennement de re-paires aux pirates du Nord, et vers la fin du neuvième siècle furent soumises parle Norvégien Harold IIarfagre, qui y établit une race de comtes, lesquels ayantsoumis Caithness, une partie de Sutherland, de Ross et de Cromarty, furent la ter-reur des côtes voisines. En l'année-1468, les îles Orkney ainsi que les îles du Zetlandfurent données en otage au roi Jacques 111 comme douaire de sa femme, Maecue-
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