LE CHEVAL.
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DES DIFFÉRENTES ESPÈCES DE CHEVAUX.
l'êtes populaires en établissant des courses de chevaux; ces solennités remplacè-rent les tournois et amenèrent une modification profonde dans le type des chevauxdu pays. Une certaine espèce étant alors spécialement destinée à la course, on re-chercha dans les pays qui bordent la Méditerranée des chevaux plus distingués,dont le sang, se mêlant à celui des chevaux anglais , produisit une race nouvelleréunissant au plus haut degré la vitesse et l’énergie. On avait eu recours d’abordaux chevaux d’Espagne et d’Italie; mais ensuite on explora le Maroc et les autrespays barbaresques, puis enfin les déserts les plus reculés de Syrie et de l’Arabie ,d’où l’on tira les plus beaux chevaux orientaux. Le système des courses, d’abordrégularisé par Jacques, ne fut entièrement perfectionné que par son petit-filsCharles 11 , et depuis ce lents il a été continuellement développé, amélioré. Nousavons donné le détail de tous ces changemens dans l’histoire du cheval de courseanglais .
Le croisement des races orientales avec les races indigènes, dirigé dans la vue decréer des types doués de qualités spéciales, a produit un grand nombre de variétésdans l’espèce chevaline, variétés qui se rapprochent plus ou moins des types artifi-ciels ou des races indigènes. Beaucoup d’animaux n’ont reçu que très-peu de sang-étranger; d’autres n’ont même jamais subi de mélange, et doivent être considéréscomme races indigènes améliorées par elles-mêmes, et pourvues de qualités spé-ciales qui les rendent propres à certains services.
Déjà nous l’avons dit, la tradition a conservé le souvenir d’un mélange de sangespagnol à celui de nos races. Quand la terrible Armada de Philippe passa devant, lenord de l’Écosse , dans sa fuite désastreuse, plus d’un vaisseau de cette malheureuseescadre échoua sur les côtes du Zetland; quelques autres trouvèrent un refuge dansles criques et les baies naturelles du pays. On sait que les vaisseaux espagnols con-tenaient un grand nombre de chevaux, dont quelques-uns ont laissé dans l’ouest del’Irlande , à Gouhamara principalement, des traces qui se sont conservées jusqu’àeejour.il est donc présumable qu’il resta danslepaysun certain nombre de chevauxespagnols qui ne manquèrent pas de communiquer leurs qualités aux chevaux indi-gènes, probablement peu nombreux et peu estimés à cette époque. Celle suppositionest, pour ainsi dire, confirmée par l’aspect et les caractères de la race actuelle. Beau-coup de ces chevaux sont fort beaux et d’une vitesse beaucoup plus grande, surtouten proportion de leur taille, qu’auicuiic autre race de poneys de l’Écosse . Ils sontassez généralement bruns ou bais, couleur caractéristique des chevaux des climatsméridionaux.
Mais, quelle que soit l’origine de ces poneys, leur taille exiguë dénote l'influenced’un climat rigoureux et d’une nourriture peu abondante. Leur hauteur ordinaireest d’environ trente-six pouces, ou neuf palmes; il y en a un grand nombre dont la