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LE CHEVAL.
DES DIEFÉHENTES ESPÈCES DE CHEVAUX.
seinens et d'appai'eillcinens dirigés dans des vues toutes spéciales, et s’éloigne leplus du type indigène.
Le point de départ a été la race du pays qui s’est modifiée après la conquête desNormands par des cliangemens successifs, et enfin par un mélange considérable dusang des chevaux d’Afrique et de l’Asie occidentale. En croisant continuellementles produits de ces animaux seulement entre eux ou bien avec les races orientalesauxquelles elles étaient déjà alliées par le sang, on leur a conservé tous les signesdistinctifs d’une race. Ils ont la peau délicate, le poil ras, une grande tendance à lacouleur brun-clair ou bai qui caractérise les races orientales. Ils sont aussi quelque-fois de couleur grise; cette couleur domine également chez les chevaux arabes oubarbes. Ils sont encore fréquemment châtain, ce qui vient du mélange de la cou-leur brun-foncé de quelques races du nord de l’Europe avec le beau brun ou bai. IInaît encore, mais rarement, des poulains de la brillante couleur noire des grandschevaux de l’Allemagne . Ils sont d’une grandeur moyenne, excédant rarementquinze palmes; leurs formes sont arrivées à cette perfection relative que devaitobtenir un élevage dirigé constamment dans le but de produire des animaux d’unegrande vitesse, lis ont le front large, les yeux brillans, la ganache légère, délicate,les naseaux ouverts et le pas allongé, l’auge large, caractère commun avec leursancêtres orientaux ; leur corps léger est comparativement long et propre aux grandesenjambées; la poitrine est profonde, pour laisser beaucoup d’espace aux poumons,mais comparativement étroite, alin de ne pas surcharger les extrémités de devant,et de ne pas trop écarter les membres pendant le galop. L’épaule est oblique, afinde laisser toute liberté d’action à l’humérus, et leur hanche est plus longue quedans aucune autre espèce de chevaux, ce qui indique le développement des fémurssur lesquels repose en grande partie la puissance de la locomotion. Leurs membressont longs et musculeux vers le genou et le jarret, et plus bas plats, tendineux etdélicats; leurs pâturons sont longs et obliques, alin de donner de l’élasticité auxmembres. C’est au moyen d’étalons de cette race qu’on communique aux races pluscommunes ces qualités comprises dans le mot btood (le sang).
Le cheval de chasse, qui tire son nom du noble et intéressant exercice auquel ilest destiné, doit être considéré plutôt comme une variété que comme une espèce,puisque d’autres classes de chevaux, pourvu qu’ils possèdent une vitesse et un fondssuffisant, peuvent servir à chasser. Le cheval de chasse moderne, comme le chevalde course, dérive des races déjà existantes dans le pays; ce n’est pas cependant à unealliance directe avec les chevaux du levant qu’il doit ses qualités de race, c’est aucroisement du cheval de course. Cette, variété offre une plus grande diversité decaractères que le cheval pur sang. On croise moins exclusivement entre eux lesindividus de cette race; on apporte une attention moins rigoureuse à la pureté de
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