et des Plafonds dés Colonnades. 307La correspondance des lettres de renvois fait distinguer leurrelation.
O, est un arc qui va de la plate-b'ande au mur, pour déchargerle poids qui est au-dessus vers ces endroits.
Article Neuvieme.
Observations fur la conftruclion des Plate-bandes & des Plafonds
des Colonnades.
A.vant de faire voir d’où dépend la solidité de ces sortes d’ou-vrages, il est à propos d'examiner quelle est la poussée des plate-ban-des , & quelle est la résistance que peuvent opposer les tirans.
§. I. De la poujfée des Plate-bandes.
Toutes les voûtes ont nécessairement des poussées relatives àleurs courbes & à leur pesanteur ; plus elles font surmontées,moins elles agissent contre leurs supports ; plus elles font surbais-sées , plus au contraire il est besoin de leur opposer de la résistance.II y a des réglés, au moins de pratique, pour déterminer les épais-seurs de mur, qui conviennent depuis l’ogive jusqu’k l’ance depanier le moins élevé.
II est h observer que dans la construction des voûtes en pierre,dont la coupe doit faire la base de la fermeté , on a en généralpeu d’égard à la liaison que le mortier est capable d'opérer entreles Voussoirs, parce que son action est d’ordinaire trop éloignéepour entrer en considération en pareil cas. En effet, quand lesassises font horisontales , les pierres reposant alors fur leurs lits,le mortier avec le tems peut à la bonne-heure parvenir k les unir;mais en fait de voûtes, il ne sçauroit assurer de semblables ouvra-ges qu’autant qu’ils font composés de petits matériaux, tels quedes briques ou du moilonage. Les Goths fa i foi en t pour cetteraison leurs voûtes avec de petites pierres équarries qui n’étoient
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