sur. le Mémoire précédent, 361que la masse de ces différentes colonnes , mon fardeau étoit k-peu-près dans le même rapport ; & que si on ajoute k cette consi-dération tous les avantages que Tordre ionique pouvoit tirer defa position entre les deux tours, & de fa proportion plus renfor-cée que la corinthienne, il étoic incontestable que j’avois plus dcforce que moins pour supporter mon fronton.
Enfin, si Ton joint à mes raisons les démonstrations constatéespar des expériences que M. Peronet a rapporté à TAcadémie, dufardeau que peut porter un pilier de pierre quelconque, relative-ment a fa grosseur, combinée avec fa hauteur, lesquelles déposentégalement en ma saveur, il s’enfuit que le rapport académiquesemble ne pouvoir fe dispenser de confirmer que mes moyensont toute la certitude requise en semblable matière.
Pour ce qui est de quelques objections particulières que Tonpourroit faire, par exemple, contre futilité de mes assises en en-corbellement, il est évident que par cet arrangement je déchargeen partie le mur-dossier du poids de la corniche rampante, &qu’à la fois ces encorbellemens diminuent d’autant la largeur duplafond entre les deux murs. Comme leur faillie n’est guòres quede quinze pouces, & même pourroit être moindre si Ton vouloir,il résulte qu’elle peut être contenue efficacement par le mur quiest deux fois & au-delk , plus considérable en épaisseur , fanscompter les secours que procureront les crampons, pour affer-mir ensemble toutes ces pierres.
II en est de même des assises de la corniche rampante, que quel-ques-uns pourroient paroître desirer que j'eusse arrasé derrièremon fronton. S’il y avoir à appréhender que la saillie de la cor-niche rampante fût capable de faire basculer cette partie , cetteprécaution pourroit être nécessaire ; mais cela ne pouvant être,vû que la masse de la saillie de la corniche rampante est k celle dcsa queue , comme un est k trois, il est évident que c’est proposerde surcharger gratuitement le haut de ce mur. Tout ce qu’on peutdemander avec raison, est que je dispose l’extrêmité de ces assisesen revers d’eau. Z z