avec la Moderne. z
ties,& dans la figure de leurs chapiteaux. Ils oncbien encore quelques orncmens particuliers, commeles triglyphes au Dorique, les denticules à bionique,& les modillons au Corinthien; mais cela n'est pasde si grande obligation que les antiques les plus ré-guliers ne s’en soient souvent dispeníés. Car les or-nemens ne font qu’accessoires dans les Ordres ôcpeuvent s’y introduire diversement, selon l’occaíion,principalement au Corinthien, où les Architectesayant à représenter une beauté féminine &C virginale,comme nous en pouvons juger par ce que Kitruvenous raconte de Callimachus, ne doivent rien épar-gner de ce qui peut embellir perfectionner unœuvre. Les Anciens nous ont donné tant d’exemplesde cet Ordre, & ils y ont fait une profusion d’or-nemens si excessive, qu'o n diroit qu’ils ont voulus’épuifer l’imagination pour en combler ce chef-d’œuvre de l’Architecture. Néanmoins il n’en va pasde même des autres, où la beauté doit être plusmâle, su r-tout à l’Ordre Dorique, dont la soliditérépugne aux orncmens délicats, de forte qu’il réussitmieux dans la simple régularité de ses proportions.Les bouquets Lc les guirlandes ne siéent point à Her-cule, i\ est plus paré d’unc massue toute raboteuse.»Car il y a des beautés de plusieurs cfpcccs, &c sou-vent si dissemblables, que ce qui convient à l’uneest contraire à l’autre. Pour l’Ordre Ionique, il estau milieu des deux extrêmes Lc tient comme la ba-lance entre la solidité Dorique êc la gentillesse Co-rinthienne. C'est pourquoi nous le trouvons diverse-ment employé dans les bâtimens antiques, quelque-fois aster orné, d’autres fois plus simple, selon legénie de l’Architcébc, ou la qualité de l’édisicc. Tel-lement que ces trois Ordres fournissent toutes les
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