l6 PARALLELE DE L’ARCHIT. ANTIQUEendroit, dont les livres ne se trouvent plus. De fortequ’après la perte de tant d’excellens Auteurs quiétoient la source même dc sart où nous pourrionsmaintenant puiser la pureté de Ion origine, il fautnécessairement se contenter des observations Sc desconjectures que les Modernes ont faites fur quelquesvestiges de l’antiquité, qui nous fervent présente-ment de livres, dans leíquels tous les maîtres quej’ai assemblés ici, comme au conseil général del'Architecture, ont fait leurs études. Mais pareequenaturellement chacun abonde en son iens Sc seforme une beauté à sa mode, j’ai estimé nécessaire,après les desseins qu’ils nous ont donnés pour réglé,de revenir toujours aux antiques, comme à la meil-leure boussole que nous publions suivre, parmi les-quels il se trouve encore assez de variété pour con-tenter raisonnablement le goût de ceux qui veulentchoisir. C’est pourquoi j'en donnerai sur chaque Or-dre deux ou trois exemples, tirés des originaux Scmesurés bien exactement relativement au modulede la colonne, avec la division même que j’ai ob-servée dans les autres desseins des maîtres, afin quetout se trouvant uniforme Sc sous une feule échelle,la comparaison Sc l’examen en soient plus faciles.Car la multiplicité des opérations est toujours désa-vantageuse, à cause dc la confusion qu’cllc sait naîtreordinairement dans l’esprit de ceux qui travaillent,Sc parce qu’elle consomme auísi plus de te m s, quifont deux inconvéniens de grande importance. Ensinquand tout le fruit de mon travail en cette collectiondes auteurs, ne profiteroit aux studieux de l’Archi-tecture que de les avoir ainsi ajustés ensemble, jecrois qu’ils pourroient s’en contenter.
Mais revenons à FOrdre Dorique, Sc considérons