avec la Moderne. 17cil gros fa forme, ses propriétés 6c fa différenced’avec les autres, avant que d'entrer dans le détailde fes proportions : car les règles générales doiventprécéder les particulières. Ayant donc posé pourfondement que cet Ordre nous représente la soli-dité, qui est sa qualité ipéciíìque 6c principale, on11 c doit l’employer qu’aux grands édifices 5c aux bâ-timens de cette nature, comme aux portes des cita-delles 6c des villes, aux dehors des temples, auxplaces publiques 6c autres semblables lieux, où ladélicatesse des ornemens est inutile 6c peu convena-ble : tellement que la maniéré héroïque 6c gigan-tesque de cet Ordre y fait merveilleusement bien soneffet, 6c montre une certaine beauté mâle 6c naïvequi est proprement ce qu o n appelle la grande ma-niéré. Je remarquerai à cette occasion une choie, àmon avis, assez curieuse, touchant le principe dela différence des maniérés, ce qui fait qu’en unepareille quantité de íupcrficie, l’unc semble grande6c magnifique, 6c l’autrc paroît petite 6c mesquine :la raison en est fort belle 6c n’est pas commune. Pourdonc introduire dans l’Archirccturc cette grandeurde maniéré dont nous parlons, il faut faire ensorteque la division des principaux membres des Ordresait peu de parties, 6c qu’elles soient toutes grandes 6cde grand relief, afin que l’œil n’y voyant rien depetit, l'imagination en soit fortement touchée. Dansune corniche, par exemple, si la doucine du couron-nement, le larmier, les modillons ou les dcnticulcsviennent à faire une belle montre avec de grandessaillies, 6c qu'o n n’y remarque point cette confusionordinaire de petits cavets, de quart de ronds, d'as-tragales, 6c je ne fais quelles autres particules entre-mêlées , qui n'ont aucun bon effet dans les grands
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