ÎO PARALLELE DE l’ArcHIT. ANTIQUEj’ai cités, 6c la raison lui servant encore de réglé,elle doit passer pour démontrée. Voyons à présent lereste dc POrdrc.
L’entablemcnt Dorique est plus massif 6c plus hautque dans les Ordres suivans , parce que la force dela colonne étant plus grande, on doit aussi lui don-r.er plus de charge. II a d’ordinaire un quart de lacolonne, a u lieu que dans les autres il n’en a biea1 cuvent qu’un cinquième 6c quelquefois moins. Lacorniche ne veut être ornée d’aucun feuillages, nid’autrcs semblables délicatestcs : si on lui donne desmodillons, ils doivent être quarrés 6c fort simples.La frise a son ornement réglé, qui sont des triglyphes,dont le compartiment oblige à une sujétion trèsgrande, & qui étoic autrefois si embarrassante queles- plus grands maîtres avoient de la peine à s’endémêler ; mais Vitruve y a trouvé des moyens assezcommodes, qu’on peut voir en son quatrième Livre,chapitre trois. Cependant il suffira que je dise icique toute la sujétion consiste à faire que le triglyphesoit toujours précisément au droit du milieu dc la co-lonne sur laquelle il se rencontre, 6c que les méto-pes, c'est-à-dire les espaces d’cntrc les triglyphes,soient parfaitement quarrés : car cela est tellementcflcnricl dans l’Ordre, qu’on ne doit jamais s’cn dis-penser. Ce qui cn rend Pexécution difficile, vient dela distribution des entre-colonncs qui ont aussi leursdistances régulières 6c déterminées, lesquelles necadrent pas toutes précisément avec celle des tri-glvphes. le chap. 2 du troisième Livre de
Fitruve, commenté par Daniel Barbara , où toutceci est excellemment bien expliqué par discours 6cpar figures. L’architrave a aussi ion ornement par-ticulier, qui font de certaines gouttes pendantes