I4 PARALLELE DE l’ArCHIT. ANTIQUEde la colonne, il est évident que sa proportion par-ticulière dépendra dc celle de la colonne, Le que lacorniche d’un profil ne peut servir à un autre, quoi-que du même Ordre, si la hauteur des colonnesn’est égaie dans l’un Sc dans l’autre. Ce qui doitêtre soigneusement remarqué, afin que par cetteobservation on puisse parvenir à un bon Sc judicieuxexamen de tous les profils que les modernes nousont donnés de cet Ordre, Sc connoîtrc ceux qui va-lent la peine d’êtrc suivis. Car la proportion géné-rale étant défectueuse, il est: inutile dc la chercherau détail ni dans les parties, puisqu’elle est néces-sairement relative Sc que l’une ne peut subsistersans l’autre.
Mais afin dc rendre cette discussion facile aulecteur, lequel peut-être, faute de pratique, s’ytrouveroit embarrassé, jc vais lui donner ici uneméthode très courte, par le moyen de laquelle ilpourra la faire en un instant Sc fans confusion. IIsaut prendre la hauteur de l’entablemcnt du desseinqu’on examine, Sc en faire une multiplication con-forme à la proportion qu’il doit avoir avec sa co-lonne, eu égard à l’Ordrc qu’il représente. Si c’cst,par exemple, un quart, comme en ce Dorique, ilfaudra multiplier cet entablement par quatre : sic’cst un cinquième, comme nous verrons par lafuite en quelques exemples Corinthiens , il faut lemultiplier par cinq, Sc ainsi des autes. Car le totalde cette multiplication doit nous donner justementla hauteur de la colonne, Sc aux exemples où cetterègle ne fera pas suivie, il est certain que le profiln’est pas régulier.
Profil